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La ménopause des baleines à dents, un avantage évolutif

Pourquoi les baleines à dents passent-elles par la ménopause ? Des chercheurs montrent dans une étude que cette étape de la vie représente un véritable atout évolutif.

40 : c’est environ le nombre d’années supplémentaires dont pourraient bénéficier les femelles ménopausées de certaines espèces de baleines à dents (lire l'encadré ci-dessous), selon une méta-analyse parue dans la revue Nature le 13 mars 2024.

Les baleines à dents (ou odontocètes, à ne pas confondre avec les baleines à fanons) se distinguent par leur petite taille, leur dentition et leur sociabilité. En outre, elles maîtrisent l'art de l'écholocation, une compétence impressionnante qui leur permet de détecter leurs proies telles que les poissons et les calmars, de se frayer un chemin dans les eaux profondes et de socialiser avec d'autres mammifères, à partir de sons qu'elles envoient et leur écho.

Alors que la ménopause chez l’humain est souvent perçue négativement, comme une période de "déclin", cette étude donne une tout autre image de cette période de la vie, qui pourrait au contraire être la clé de voûte de la conservation de l’espèce. Ces travaux permettent aussi de mieux comprendre l’intérêt de la ménopause d’un point de vue évolutif.

La ménopause, un avantage évolutif

La ménopause n’est pas propre à l’espèce humaine, mais se retrouve également chez cinq espèces de cétacés à dents : les globicéphales tropicaux (Globicephala macrorhynchus), les fausses orques (Pseudorca crassidens), les orques, les narvals et les bélugas.

Mais pourquoi ces espèces se priveraient-elles d’une période de reproduction sur l’ensemble de leur vie adulte ? "Le processus d'évolution favorise les traits et les comportements par lesquels un animal transmet ses gènes aux générations futures. La façon la plus évidente pour une femelle de le faire est de se reproduire pendant toute sa vie, et c'est ce qui se passe chez presque toutes les espèces animales. Il existe plus de 5000 espèces de mammifères, et seulement six sont connues pour passer par la ménopause", explique dans un communiqué de presse le Dr Samuel Ellis, éthologue de l’Université d’Exeter (Royaume-Uni) et auteur de l’étude.

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