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Méditation, thérapie cognitive... Les vraies astuces contre l'insomnie

Relaxation, siestes, heure de réveil, pensées négatives... Une étude révèle quelles habitudes de sommeil peuvent combattre l'insomnie chronique, et lesquelles sont inefficaces.

En France, entre 15 et 20% de la population dit souffrir d'insomnie. Après 65 ans, ce sont 30 à 50% des individus qui seraient touchés. L'insomnie se définit comme le sentiment d'avoir mal dormi en raison : de difficultés d'endormissement ; et/ou d'un ou de plusieurs réveils nocturnes ; et/ou d'un réveil trop précoce le matin. On parle d'insomnie chronique lorsque les troubles se produisent plus de trois fois par semaine, depuis plus de trois mois.

De nombreuses méthodes existent pour tenter de faire face à ce trouble et retrouver la voie du sommeil. Mais toutes ne se valent pas. Une équipe japonaise de l'Université de Tokyo a passé en revue 241 études sur l'insomnie, englobant plus de 30.000 adultes. Elle publie dans la revue JAMA Psychiatry quelles habitudes comportementales et quels ressorts cognitifs peuvent vraiment avoir un effet positif.

Savoir quoi faire n'aide pas

Premier enseignement, les insomniaques ont beau savoir ce qu'il faut faire pour avoir une bonne hygiène de sommeil (dormir un certain nombre d'heures, dédier sa chambre uniquement au sommeil, etc), cela n'améliore pas leurs nuits. "On suppose que les patients ont testé les recommandations officielles pour avoir une bonne nuit de sommeil mais n'y sont pas parvenus. L'éducation au sommeil reste utile lorsqu'elle est associée à d'autres méthodes qui marchent", commente le Dr Yuki Furukawa, spécialisé en neuropsychiatrie à l'hôpital universitaire de Tokyo et premier auteur de l'étude.

La relaxation... semble contreproductive

L'autre méthode qui ne fonctionne pas : essayer de se relaxer. Les applications ou les vidéos en ligne ne manquent pas pour tenter de faire retomber la tension et favoriser un état compatible avec l'endormissement. Mais les sujets étudiés semblent, au contraire, avoir des problèmes à être calme. Réussir à se relaxer devient alors plus une pression avec un objectif à atteindre qu'un véritable moment de bien-être. "Nos résultats montrent que la relaxation, comme la respiration abdom[...]

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