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Un médicament contre l'asthme aussi efficace contre les allergies alimentaires

Déjà utilisé dans l’asthme, un anticorps monoclonal démontre aussi son efficacité dans la prévention de certaines allergies alimentaires, dont celle à la cacahuète. La preuve avec une étude américaine.

C’est un médicament (omalizumab, Xolair, Roche) utilisé depuis déjà plusieurs années dans le traitement de l’asthme. Mais une étude de phase 3, OUtMATCH, tout juste parue dans la revue New England Journal of Medicine, démontre qu’il s’avère aussi efficace dans la prévention de plusieurs réactions allergiques alimentaires (noix, noisettes, œufs, lait, blé, cacahuète) en diminuant leur sévérité.

Un médicament qui ne guérit pas des allergies, mais les atténue fortement

Attention, cela ne signifie pas que ce médicament va guérir ces allergies. Car les allergiques devront toujours éviter de consommer ces aliments. Par contre, cela veut dire que cet anticorps monoclonal qui agit en bloquant l’action des anticorps spécifiques à l’origine des réactions allergiques, les IgE, "peut faire baisser de manière importante l’apparition de réactions allergiques sur plusieurs aliments en cas d’exposition accidentelle", a déclaré Robert Wood, le principal auteur de l’étude, dans un communiqué diffusé par le laboratoire Roche.

OUtMATCH a été menée auprès de 177 enfants âgés de 1 à 17 ans sur 10 sites différents aux États-Unis. Tous étaient allergiques aux arachides et à au moins deux autres aliments (noix, noisettes, œuf, lait, blé). Ils ont été tirés au sort, certains recevant alors le Xolair (une injection sous cutanée toutes les deux ou quatre semaines) selon des doses variant selon leur poids et la gravité de leurs allergies, quand les autres étaient inclus dans le groupe placebo.

Le suivi a duré au maximum 5 mois et les patients ayant bénéficié du traitement ont pu constater une croissance importante de leur tolérance face aux allergènes. Ainsi, 67 % des personnes du groupe Xolair ont pu tolérer une dose plus élevée d'arachide sans réaction allergique sévère, contre 7 % dans le groupe placebo.

Des effets secondaires potentiellement graves

La publication de l’étude survient quelques jours après l’autorisation de l’agence américaine du médicament (FDA) de l’utilisation de ce trai[...]

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