Une mère de famille condamnée à 10 ans en appel pour le meurtre de son compagnon

Une Toulousaine a été condamnée en appel vendredi à 10 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son compagnon. Elle avait été une première fois condamnée à trois ans pour "homicide involontaire" et était sortie de prison en mars 2018.

Une Toulousaine a été condamnée en appel vendredi à 10 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son compagnon. Elle avait été une première fois condamnée à trois ans pour "homicide involontaire" et était sortie de prison en mars 2018. 

Une mère de famille ayant tué son compagnon a été condamnée en appel vendredi à 10 ans de réclusion criminelle pour meurtre par la cour d'assises de Montauban, après une première condamnation à trois ans pour "homicide involontaire".

Edith Scavaretti, 32 ans, retourne ainsi en prison. Elle en était sortie à l'issue de son premier procès, en mars 2018 à Toulouse, ayant déjà purgé les trois ans de prison qui lui avaient alors été infligés, mais le parquet général avait fait appel. A Montauban, l'avocat général David Sénat a requis vendredi matin 15 ans de réclusion criminelle pour "homicide volontaire".

Alors que la défense a mis en avant le "calvaire" enduré par la jeune femme auprès d'un compagnon violent et abuseur, le magistrat a lui jugé qu'il "s’agit bien d’un dossier de violences conjugales parce qu’il s’agit d’une femme qui a tué son mari". "Doit-on donner la mort à une personne parce que l’on se croit en danger. C’est le droit de tuer," a lancé l'avocat général.

Elle avait gardé le corps caché pendant trois mois dans le grenier du domicile familial

La jeune femme, mère de trois enfants, avait tué leur père, Laurent Baca, 37 ans, d'un tir de carabine en août 2014. Elle avait gardé son corps caché pendant trois mois dans un coffrage cimenté dans le grenier du domicile familial, soutenant qu'il avait disparu.

Ayant finalement reconnu l'avoir tué devant les enquêteurs, elle avait plaidé un accident et la légitime défense.

"Nous allons tout faire pour obtenir un aménagement de la peine", a réagi pour l'AFP son avocat, Me Georges Catala, rappelant qu'après sa sortie de prison, elle vivait avec ses enfants et avait un emploi d'aide à domicile. Face aux doutes exprimés par l'avocat général sur les maltraitances(...)


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