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Lycée Ravel: Belloubet annonce que le rectorat de Paris a déposé plainte contre l'élève pour "dénonciation calomnieuse"

"Nous ne céderons en rien". Gabriel Attal l'avait annoncé, c'est désormais chose faite. L'État, via le rectorat de Paris, a déposé plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre l'élève qui avait accusé le proviseur de son lycée parisien Maurice Ravel de l'avoir violentée après son refus d'enlever son voile, a annoncé ce mardi 2 avril la ministre de l'Éducation Nicole Belloubet sur BFMTV-RMC.

"(La plainte) a été (déposée), au nom de l'État. C’est le rectorat de Paris qui l'a fait, puisqu'il agit au nom de l'État", a déclaré la ministre.

Ne "céder à rien"

"Comme nous ne voulons céder à rien qui viendrait heurter les principes de l'école républicaine, nous avons décidé juridiquement d'être très fermes", a ajouté la ministre.

"Nous allons désormais systématiquement nous porter partie civile, dès lors qu’il y a une atteinte commise à l'endroit de l'école. C'est parce que l'État ira en justice que l'école obtiendra réparation", a-t-elle encore expliqué.

Le proviseur a démissionné

Le proviseur de l'établissement avait "rappelé - le 28 février dernier - à trois élèves leur obligation de retirer leur voile" islamique dans l'enceinte de l'établissement afin de respecter la loi y interdisant les signes religieux ostentatoires, avait indiqué le parquet de Paris lors de l'annonce de l'ouverture de l'enquête début mars.

"L'une d'elles, majeure et scolarisée en BTS", avait "ignoré le proviseur, ce qui a provoqué une altercation", avait-il ajouté.

Cette élève de BTS avait déposé plainte contre le proviseur qu'elle accusait de l'avoir violentée lors d'un incident lié au voile qu'elle portait. La plainte a finalement été classée sans suite, comme l'avait annoncé le parquet de Paris le 27 mars.

Parallèlement, une enquête avait été ouverte pour cyberharcèlement à la suite de menaces de mort sur Internet visant le proviseur en lien avec cette altercation. Un jeune homme de 26 ans, originaire des Hauts-de-Seine, a été arrêté et doit être jugé le 23 avril à Paris pour avoir menacé de mort le proviseur en ligne.

Le proviseur a quitté ses fonctions "pour des raisons de sécurité", selon un message envoyé mardi aux enseignants, élèves et parents.

Article original publié sur BFMTV.com