Lutte contre la variole du singe : «On ne doit pas être dans une fausse démocratie sanitaire»

Sipa press

Les associations de personnes concernées par la variole du singe regrettent que l’exécutif ne fournisse pas d'objectifs précis pour lutter contre l'épidémie qui sévit depuis le printemps. Camille Spire, présidente de Aides, la plus importante association de lutte contre le sida d’Europe, déplore que l'on n'ait pas tiré tous les enseignements de la crise Covid.

La stratégie de lutte contre l’épidémie de variole du singe (monkeypox), devrait prochainement être dévoilée par le gouvernement. « Un plan en sept points » sur les actions de prévention, la campagne vaccinale, et la concertation européenne. Tel était le « début de réponse » apporté, jeudi dernier, aux associations mobilisées dans la prévention contre cette maladie. Réunies chaque semaine avec les agences sanitaires et de recherche, ainsi que les sociétés savantes, celles-ci s’inquiètent d’avoir « trop peu de réponses » à leurs questions, et se demandent s’il n’y a pas un « manque de vision des autorités de santé » dans la lutte contre cette épidémie qui sévit depuis le mois de mai.

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Nous sommes dans une concertation avec les autorités de santé, mais pas encore dans la "coconstruction" !

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« Le premier objectif du gouvernement serait de contenir l’épidémie, de faire en sorte qu’elle ne diffuse pas. Le second serait de l’éradiquer », explique Camille Spire, présidente de l’association Aides, qui salue la mise en place de ces réunions de travail, depuis le début de l’épidémie. Elle souligne toutefois que la feuille de route ne leur a pas été communiquée : « C’est dommage, ils ne vont pas au bout de la démarche. Aujourd’hui, nous sommes dans une concertation plus représentative, y compris en région, ce qui n’était pas le cas durant la crise Covid, mais nous ne sommes pas encore dans la « coconstruction »!»

Après une période où le nombre de cas a doublé tous les quinze jours (50 000 cas dans le monde, plus de 3600 en France, au 1er septembre), l’épidémie de monkeypox ralentit, début septembre, dans de nombreux pays européens – dont la France – au Canada, et certaines régions des Etats-Unis. Ces signes encourageants(...)


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