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L'UNWRA met en garde contre l'imminence d'une catastrophe humanitaire à Gaza

L'UNWRA met en garde contre l'imminence d'une catastrophe humanitaire à Gaza

L'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a mis en garde contre l'imminence d'une catastrophe humanitaire sans précédent dans la bande de Gaza, en tweetant "Des gens meurent sous les yeux du monde".

Plus tôt vendredi, les experts de l'ONU ont de nouveau exhorté les pays à revenir sur leur décision de cesser de financer l'UNRWA à la suite du scandale dénoncé par Israël soutenant que des personnels de l'agence de l'ONU, infiltrés par le Hamas, avaient participé aux massacres du 7 octobre.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a précisé samedi que ni la Commission européenne, ni les principaux États membres, dont la France et l'Allemagne, n'avaient arrêté leurs financements.

Côté israélien, les proches des otages du Hamas craignent que la guerre à Gaza n'aggrave la situation des otages encore détenus. Les rassemblements antigouvernementaux se poursuivent à Tel-Aviv pour exiger un moyen de parvenir à un cessez-le-feu et donc de libérer les prisonniers.

Samedi, la police israélienne a utilisé des unités pour contrôler une manifestation afin d'empêcher des milliers de participants de se répandre dans les rues.

Négociations pour un cessez-le-feu

L'espoir d'un cessez-le-feu, dont les négociations ont commencé il y a une semaine entre l'Egypte, le Qatar et les États-Unis serait toujours d'actualité : le Hamas discuterait de "l'initiative de Paris" avec toutes les factions palestiniennes.

Le mouvement, considéré comme terroriste dans de nombreux pays, avait déjà donné son "approbation préalable" à un accord, mais avait exprimé son mécontentement sur des détails clés.

Ces négociations sont appuyées par l'UE. Le Haut représentant, Josef Borrell, a appelé samedi toutes les parties à aider à mettre un terme à l'escalade du conflit au Moyen-Orient. Les Européens craignent qu'Israël n'étende la guerre à Rafah, à la frontière entre Gaza et l’Égypte.

Josep Borrell a déclaré qu’environ un million de Palestiniens "ont été progressivement déplacés vers la frontière égyptienne. [Les Israéliens] prétendaient qu’il s’agissait de zones de sécurité, mais en réalité, ce que nous constatons, c’est que les bombardements qui touchent la population civile se poursuivent et créent une situation très désastreuse."