L'Ukraine promet de "tout faire" pour défendre le Donbass où l'offensive russe s'intensifie

Scène de guerre dans le Donbass, le 14 avril 2022.  - RONALDO SCHEMIDT
Scène de guerre dans le Donbass, le 14 avril 2022. - RONALDO SCHEMIDT

Kiev s'est engagé a "tout faire" pour défendre le Donbass, où l'armée russe a intensifié son offensive, poussant les forces ukrainiennes à envisager un retrait stratégique sur certaines lignes de front dans cette région de l'est du pays afin d'éviter un encerclement.

"La situation dans le Donbass est très, très difficile", a déclaré vendredi le président Volodymyr Zelensky dans une adresse vidéo. "Nous protégeons notre terre est faisons tout pour renforcer" la défense de cette région, a-t-il assuré.

La défense territoriale de l'autoproclamée "république" séparatiste prorusse de Donetsk (est) a indiqué sur Telegram avoir "pris le contrôle complet" de la localité-clé de Lyman, avec "l'appui" de l'armée russe. Ni l'armée russe, ni celle ukrainienne n'ont immédiatement commenté cette information, que l'Agence France-Presse (AFP) n'a pu vérifier de source indépendante.

876450610001_6306935233112 Mais le président Zelensky a rétorqué: "Si les occupants pensent que Lyman et Severodonetsk seront les leurs, ils se trompent. Le Donbass sera ukrainien".

Severodonetsk "encerclée"

Après l'offensive infructueuse sur Kiev et Kharkiv (nord-est) au début de la guerre lancée par la Russie le 24 février, les forces russes sont concentrées dans l'est de l'Ukraine, avec l'objectif affiché de prendre le contrôle total du bassin minier du Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses soutenus par Moscou.

Un responsable policier de la république séparatiste prorusse de Lougansk, cité par l'agence Ria Novosti, a affirmé vendredi que "la ville de Severodonetsk est actuellement encerclée", et que les troupes ukrainiennes y sont piégées.

Faux, a rétorqué le gouverneur de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, jugeant même erroné de dire que la région va tomber sous le "contrôle entier de l'ennemi" russe dans "un, deux ou trois jours".

"Le plus probablement ils ne vont pas" s'en emparer, mais "peut-être, pour éviter d'être encerclées il pourrait y avoir un ordre de retrait donné à nos troupes", a-t-il cependant admis. 876450610001_6306910866112

Nouvel appel de Kiev pour obtenir plus d'armes

La guerre se poursuit aussi dans le reste de l'Ukraine. Les forces russes ont massé 30 chars T-62 ainsi que d'autres blindés et des systèmes de missiles Grad dans la région de Kherson (sud), pilonnée par des hélicoptères Mi-8, a indiqué ce samedi le Commandement Sud de l'armée ukrainienne sur Facebook.
Dans ce contexte, Kiev à une nouvelle fois réclamé vendredi davantage d'armes aux Occidentaux.

"Certains partenaires évitent de donner les armes nécessaires par peur de l'escalade. Escalade, vraiment? La Russie utilise déjà les armes non nucléaires les plus lourdes, brûle les gens vivants. Peut-être qu'il est temps (...) de nous donner des (lance-roquette multiples) MLRS?" a tweeté Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne.

Le porte-parole du Pentagone John Kirby n'a pas confirmé l'existence d'un tel projet, une perspective évoquée par la presse américaine.

"Nous restons engagés à les aider l'emporter sur le champ de bataille", s'est-il borné à déclarer.

Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a déclaré vendredi soir dans un entretien télévisé que la Russie devrait engranger cette année 1.000 milliards de roubles (13,7 milliards d'euros) supplémentaires de ses exportations d'hydrocarbures, dont les prix flambent. Une partie sera allouée à la poursuite de l'offensive en Ukraine, selon lui.

Article original publié sur BFMTV.com

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