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L'Ukraine espère une visite de Macron en mars

Le dirigeant de l'Ukraine Volodymyr Zelensky et le président français Emmanuel Macron à l'aéroport de Villacoublay, le 9 février 2023 - AFP
Le dirigeant de l'Ukraine Volodymyr Zelensky et le président français Emmanuel Macron à l'aéroport de Villacoublay, le 9 février 2023 - AFP

L'invitation adressée au président français Emmanuel Macron pour se rendre à Kiev est "toujours d'actualité" et les responsables ukrainiens espèrent qu'elle aura lieu prochainement, a indiqué mardi l'ambassadeur d'Ukraine en France Vadym Omelchenko.

Interrogé sur la radio RTL sur le fait que le président américain Joe Biden se soit rendu à Kiev et pas le président français, le diplomate a souligné que "bien sûr", l'invitation avait été envoyée. "Malheureusement, il n'a pas pu venir", a-t-il continué, tout en ajoutant que cette invitation était "toujours d'actualité". "Nous espérons que cette visite aura lieu éventuellement en mars", a-t-il également dit.

Emmanuel Macron ne veut pas venir les mains vides

A l'occasion du premier anniversaire de l'invasion russe en Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky souhaitait recevoir la visite du chef d'Etat français, en guise de symbole au soutien du peuple ukrainien et de signal à Moscou. Emmanuel Macron, qui s'était rendu à Kiev en juin pour la première fois depuis le début du conflit, souhaite, lui, y retourner avec à la clé des annonces concrètes, selon des sources diplomatiques françaises.

L'ambassadeur ukrainien a loué le "niveau de soutien inédit" de la France depuis le début de la guerre. "Et j'espère vraiment que la France continuera d'apporter son soutien", a-t-il ajouté.

"Nous ne cherchons pas à détruire qui que ce soit"

Il n'a pas, en revanche, commenté les propos récents d'Emmanuel Macron sur l'aide apportée en vue d'une "défaite" de la Russie sans toutefois "l'écraser".

"Nous ne cherchons pas à détruire qui que ce soit", a simplement commenté Omelchenko Vadym. "Nous cherchons à défendre notre liberté et notre indépendance", a-t-il poursuivi, assurant que le but n'était "pas de franchir la frontière de la Russie et d'aller jusqu'à Moscou". "On n'en a pas besoin", a-t-il dit.

Il a enfin noté que Vladimir Poutine infligeait à son peuple et à son pays "des dommages que jamais personne n'avait causés auparavant". "Ils vont se détruire eux-mêmes", a-t-il conclu.

Article original publié sur BFMTV.com