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L'Ukraine continue à infliger de "lourdes pertes" à la Russie, selon le chef de l'Otan

"Les Ukrainiens ont été en mesure d'infliger de lourdes pertes aux envahisseurs russes, tant en termes de soldats que de capacités de combat", a déclaré M. Stoltenberg lors d'une conférence de presse, ajoutant que ces pertes militaires avaient eu lieu au cours des dernières semaines.

Depuis que Kiev a lancé sa contre-offensive au printemps, aucune percée décisive n'a pu être réalisée par les forces ukrainiennes, et certains pays alliés s'en inquiètent.

Mais, pour le patron de l'Otan, "bien que la ligne de front n'ait pas bougé", les forces ukrainiennes ont continué à se montrer très efficaces sur le champ de bataille.

"Nous devons faire la différence entre le fait que la ligne de front ne bouge pas de façon significative et le fait que des combats très, très intenses ont lieu", a-t-il expliqué.

L'Ukraine continue à se battre "courageusement" et "nous continuons à les soutenir", a-t-il souligné, ajoutant qu'en novembre, l'Allemagne et les Pays-Bas avaient par exemple accordé une aide de dix milliards d'euros à Kiev, et que les Alliés, dont les Etats-Unis, envoyaient davantage de systèmes de défense anti-aérienne pour protéger les populations.

Kiev affirme par ailleurs avoir repris il y a quelques semaines position sur la rive gauche du fleuve Dniepr, dans le sud du pays.

L'ancrage de positions ukrainiennes sur ce côté du Dniepr, confirmée par des blogueurs spécialisés russes ainsi que par des experts militaires, pourrait constituer la plus grosse poussée de l'armée ukrainienne depuis plusieurs mois.

Interrogé sur le risque que Kiev se retrouve contraint de négocier avec Moscou en cas de réduction du soutien militaire des Occidentaux, M. Stoltenberg a réaffirmé qu'il appartenait à l'Ukraine "de décider ce qui est acceptable pour mettre fin à la guerre".

"Notre responsabilité est de soutenir l'Ukraine et de leur permettre de libérer autant de territoire que possible et de les mettre dans la meilleure situation possible, quand ou si les négociations débutent", a-t-il insisté.