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Lucie Lucas, atteinte d’éco-anxiété, explique pourquoi elle ne veut pas la soigner

Dans les colonnes du média « Vert », l’héroïne de la série « Clem » sur TF1 fait le parallèle ses angoisses face au changement climatique et un deuil. Et évoque son désir de voir le monde du cinéma bousculé.

ENVIRONNEMENT - Elle parle d’un sentiment d’« impuissance ». Dans un entretien accordé à Vert, média spécialiste des questions environnementales, l’actrice Lucie Lucas revient ce vendredi 19 mai sur son « éco-anxiété », une angoisse profonde liée aux bouleversements entraînés par le changement climatique.

« Ce que je trouve très difficile, c’est l’écart entre les annonces politiques en faveur de l’écologie et les décisions prises », commence la comédienne de 33 ans, star de la « Clem » sur TF1. Elle ajoute que cette « dissonance cognitive » provoque une forme de paralysie et de déprime. Chez elle, l’éco-anxiété se manifeste aussi par beaucoup de culpabilité : « Je me prends énormément la tête quand je dois voyager », avoue-t-elle.

Mais ces symptômes, l’actrice « ne veut pas les soigner ». « Je la trouve saine », dit-elle ainsi à propos de son éco-anxiété, expliquant préférer vivre avec ses angoisses. « Je pense qu’il faut accueillir et accepter l’éco-anxiété. Faire le deuil de nos anciennes croyances et passer outre l’effet de sidération et la tristesse. C’est un processus de deuil », défend-elle auprès de nos confrères.

« Pour moi, divertir n’était pas l’urgence »

Son remède, c’est l’action. C’est pourquoi elle a lancé, avec le collectif écologique « On est prêt », la campagne de sensibilisation « #TuFlippes ». Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, Lucie Lucas, accompagnée de d’autres personnalités médiatiques, mais aussi d’experts du climat du Giec comme Wolfang Cramer, se confient sur leur rapport à l’éco-anxiété. Une campagne surtout à destination des jeunes, qui les invite à témoigner de leurs craintes face aux bouleversements climatiques.

Pour cette actrice engagée, le monde de l’audiovisuel doit aussi jouer un rôle dans la prise de conscience de la société. Celle qui dit avoir un temps « été gênée d’être comédienne », veut maintenant faire « évoluer les histoires » que l’on raconte sur les écrans. La fiction peut ainsi « normaliser certaines habitudes », prenant l’exemple de son rôle phare : « Clem a changé de vie il y a sept ans et est partie faire du maraîchage bio », abonde-t-elle.

De manière connexe, Lucie Lucas salue enfin la décision d’Adèle Haenel de quitter le cinéma, à une semaine du début du Festival de Cannes, pour dénoncer un système qui entretien la violence. « J’ai toujours eu envie de le faire. (...) Je comprends complètement qu’Adèle l’ait fait mais moi, comment pourrais-je insuffler et participer à de nouveaux récits si je m’extrais complètement du système ? », conclut celle qui estime que l’audiovisuel est un « levier capital pour la transition humaniste et écologique du monde ».

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