LREM : Castaner met sa démission dans la balance

Libération.fr
Christophe Castaner à Nogent-sur-Marne, le 17 mars, à la première convention des «Jeunes avec Macron».

Le délégué général de La République en marche promet de quitter ses fonctions si l’étude approfondie menée par Terra Nova sur les adhérents du parti macronien mettait en cause sa gouvernance. Une étude dont les premiers résultats lui ont déjà été communiqués.

Christophe Castaner, est-il à sa place à la tête de La République en marche (LREM) ? Vendredi, après avoir présenté aux médias la «feuille de route» du parti pour les prochains mois, le délégué général de LREM a lancé, bravache : «Si je m’apercevais qu’il y a rejet de ma personne ou de mon mode de gouvernance, je n’attendrais pas le prochain congrès pour quitter mes responsabilités.» Et d’ajouter, perfide : «J’invite les responsables des autres partis à faire de même.»

C’est que depuis plusieurs semaines une partie de l’appareil macronien regimbe. Des cadres référents ou de simples animateurs locaux se disent partagés entre la lassitude d’être considérés comme la quatrième roue du carrosse et le sentiment que la promesse initiale d’horizontalité et d’ouverture sur la société civile du candidat à la présidentielle a fait place à un mode de gouvernance «du sommet à la base» des plus classiques. Ce malaise, la double casquette de Castaner, délégué général du parti mais aussi ministre des Relations avec le Parlement, l’alimente en creux. Le report à deux reprises de la conférence de rentrée du parti, une première fois pour cause de remaniement après la démission de Nicolas Hulot, une seconde pour cause d’élection d’un nouveau président de l’Assemblée nationale après l’entrée au gouvernement de François de Rugy, en a été un nouvel avatar. De même que «l’oubli» des instances dirigeantes du parti de réunir le conseil national de LREM – le parlement du parti – deux fois cette année, comme ses statuts pourtant l’y obligent.

Mettre en scène la vitalité du parti

Kamikaze Castaner ? Sans doute pas tant que cela. Début octobre, le think-tank proche du PS, Terra Nova, devrait en effet rendre publique une étude indépendante et (...)

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