Publicité

L'OTAN veut allouer une aide de 100 milliards d'euros à l'Ukraine

L'OTAN veut allouer une aide de 100 milliards d'euros à l'Ukraine

C'est un anniversaire qui aurait pu passer inaperçu avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Mais depuis deux ans, l'OTAN a retrouvé du sens pour les États membres, loin de la "mort cérébrale" décrite par le président français Emmanuel Macron lors d'une interview à The Economist en novembre 2019.

À l'ouverture de la rencontre mercredi à Bruxelles, le chef de l'OTAN a donc directement abordé cette guerre. Jens Stoltenberg a notamment déclaré que les membres de l'Alliance devaient garantir des livraisons d'armes à long terme à l'Ukraine. Selon lui, les ministres devraient discuter d'une proposition de fonds de 100 milliards d'euros sur cinq ans.

Une organisation née de la Guerre froide

Le 4 avril 1949, douze pays ont signé le traité qui instaure l'Organisation du traité de l'Atlantique nord : la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni.

L'article 5, qui stipule que si un État est attaqué, chaque membre devra le considérer comme une attaque dirigée contre tous, est au fondement de l'OTAN et permet de dissuader les adversaires potentiels.

Le noyau fondateur est rapidement rejoint par la Grèce et la Turquie (1952) puis la République Fédérale d'Allemagne (1955). Les élargissements suivants n'auront lieu qu'en 1982 (Espagne) puis à partir de 1999, pour intégrer progressivement les anciens membres du bloc soviétique. La Finlande (2023) et la Suède (2024) sont les derniers États à avoir adhéré à l'Alliance atlantique.

La décision d'inviter un pays à adhérer à l'Alliance est prise par le Conseil de l'OTAN et doit être approuvée par tous les alliés.

Lors du sommet de 2014 au pays de Galles, les 28 États membres de l'OTAN se sont engagés à consacrer au moins 2 % de leur PIB aux dépenses militaires d'ici 2024. Mais dans les faits, cette règle n'est dans l'ensemble pas respectée. Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis font pression sur leurs alliés pour qu'ils contribuent au financement de l'OTAN.

En 2023-2024, Washington et Berlin contribuent à parts égales au budget total de l'organisation (16%). Le Royaume-Uni participe à hauteur de 11% et la France de 10%.