Lot : "odieuse agression" aux urgences, six personnels soignants blessés

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Le directeur précise à Sud-Ouest que la situation du jeune homme n’était pas urgente et ne nécessitait pas de prise en charge immédiate. La famille infernale est revenue sur les lieux pour récupérer le portable du garçon qu’ils avaient laissé et “c’est vraiment là que ça a dégénéré'', raconte Bruno Chauvin. "Sa copine a craché au visage de plein de gens. C’est incroyable.”

Impatiente, une famille a frappé des soignants parce qu’elle voulait qu’on s’occupe du fils qui souffrait d’une cheville. Des insultes ont fusé et une bagarre a éclaté. Les agresseurs sont toujours recherchés.

Aux urgences de Villeneuve-Sur-Lot, un jeune homme de 25 ans déboule avec sa mère et sa petite amie aux alentours de 19h, jeudi soir. “Ils ont forcé le passage et sont rentrés dans le service sans y être invités”, précise Bruno Chauvin, directeur du Pôle de santé du Villeneuvois. “Il y avait plein de monde. Il y avait surtout des soignantes à cette heure, les patients aussi ont été choqués. Quelqu’un est même tombé sur une patiente allongée sur un brancard”. Ils sont partis une première fois sans faire trop de dégâts.

"Sa copine a craché au visage de plein de gens"

Le directeur précise à Sud-Ouest que la situation du jeune homme, qui souffrait d'une cheville, n’était pas urgente et ne nécessitait pas de prise en charge immédiate. La famille infernale est cependant revenue sur les lieux pour récupérer le portable du garçon qu’ils avaient laissé et “c’est vraiment là que ça a dégénéré'', raconte Bruno Chauvin. "Sa copine a craché au visage de plein de gens. C’est incroyable.”

“Odieuse agression”

Le directeur est encore sous le choc : “Je suis en train de lire le rapport circonstancié rédigé par notre cadre de santé. C’est édifiant ! C’est incroyable. Ils devaient être sous stupéfiants car ce n’est pas possible de faire ça dans un état normal. C’est scandaleux, inimaginable. C’est une odieuse agression.”

Les fauteurs de trouble ont été identifiés par les caméras de vidéosurveillance. Leur plaque d’immatriculation a été relevée et tous sont activement recherchés.

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