Lors d'un premier meeting commun, Joe Biden et Kamala Harris lâchent leurs coups contre Donald Trump

Robin Verner avec AFP
·2 min de lecture
Joe Biden et Kamala Harris.  - Olivier DOULIERY / AFP
Joe Biden et Kamala Harris. - Olivier DOULIERY / AFP

Pour présenter pour la première fois sa colistière, non pas à la foule - la salle étant quasi vide en raison de la pandémie - mais à l'opinion américaine, Joe Biden, candidat démocrate à la Maison Blanche, a choisi de jouer à domicile. Aussi l'ancien vice-président de Barack Obama a-t-il tenu meeting commun mercredi à Wilmington dans le Delaware, Etat dont il fut sénateur pendant 36 ans.

Après avoir expliqué les raisons pour lesquelles il s'était tourné vers l'ancienne procureure générale de Californie, et actuelle sénatrice de cet Etat, Joe Biden a pilonné Donald Trump. "Donald Trump ne cherche qu'à souffler sur les flammes avec ses politiques tirées d'un discours raciste, et provoque les divisions", a-t-il posé. Il a aussi dénoncé la gestion présidentielle de la pandémie, soulignant la responsabilité de Donald Trump dans la crise économique consécutive aux Etats-Unis.

"L'Amérique a un manque criant de dirigeant"

Lui succédant à la tribune, Kamala Harris en a conclu: "L'Amérique est en manque criant d'un dirigeant. Et pourtant nous avons un président qui se préoccupe plus de lui que de ceux qui l'ont élu". "Nous sommes en plein examen de conscience face au racisme et à l'injustice généralisée", a-t-elle par ailleurs lancé.
Mardi, apprenant la désignation de Kamala Harris, Donald Trump avait aussitôt décoché quelques amabilités en sa direction: "La plus méchante, la plus horrible, la plus méprisante de tout le Sénat américain". "Je pense qu'elle va bien échouer", a-t-il prolongé mercredi. Quant à l'équipe du sulfureux président des Etats-Unis, elle voit en Kamala Harris une "imposture" venue de la "gauche radicale". Joe Biden a moqué un président des Etats-Unis habitué des "pleurnicheries": "Ca étonne quelqu'un que Donald Trump ait un problème avec une femme forte, ou les femmes fortes en général?"

Article original publié sur BFMTV.com