Londres accuse Moscou de "militariser la désinformation"

Vladimir Poutine a choisi de faire de la Russie une concurrente de l'Occident et tente d'y semer la discorde par la désinformation et le piratage informatique, a affirmé jeudi soir Michael Fallon, le ministre britannique de la Défense. /Photo prise le 15 décembre 2016/REUTERS/Hannah McKay

LONDRES (Reuters) - Vladimir Poutine a choisi de faire de la Russie une concurrente de l'Occident et tente d'y semer la discorde par la désinformation et le piratage informatique, a affirmé jeudi soir le ministre britannique de la Défense.

"Nous regrettons cette position hostile du ministre. Nous sommes sûrs que de telles allégations sont sans fondement", a répondu vendredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

"Un pays que nous voyons militariser la désinformation a créé ce que nous pouvons considérer comme une ère de l'après-vérité. La Russie teste clairement l'Otan et l'Occident. Elle cherche à étendre sa sphère d'influence, à déstabiliser des Etats et à affaiblir l'Alliance", a déclaré Michael Fallon.

"L'Otan et l'Occident doivent y répondre en combattant davantage les contre-vérités répandues par la propagande d'inspiration soviétique. Quoi que nous fassions en terme de dissuasion et de dialogue, nous devons lutter contre la pravda (vérité) de Poutine en faisant éclater plus vite la vérité", a-t-il poursuivi, tout en se disant convaincu qu'une meilleure relation est possible.

"Nous espérons que la Russie virera de bord (...) La Russie peut encore devenir le partenaire que l'Occident a toujours souhaité. N'ayons pas peur d'espérer, pour citer à nouveau Boulgakov, que 'toutes choses seront comme il se doit car telle est la loi du monde'", a-t-il toutefois poursuivi.

Déjà accusée d'ingérences dans la campagne présidentielle américaine au profit de Donald Trump, la Russie est également soupçonnée de vouloir influer sur le résultat des élections législatives allemandes de septembre prochain en exploitant la crise des migrants pour fragiliser la chancelière Angela Merkel.

(Kate Holton, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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