Publicité

Ce que l'on sait de l'accident d'autocar qui a tué une adolescente en Côte-d'Or

Elle n'avait que 15 ans. Une adolescente a été tuée dans la nuit de samedi à dimanche dans un accident d'autocar sur l'autoroute A6, en Côte-d'Or. Les circonstances de l'événement doivent encore être déterminées. Voici ce que l'on sait de cet accident.

• Un autocar pour une colonie de vacances

L'autocar, parti des Andelys (Eure), devait rejoindre Saint-Léger-les-Mélèzes (Hautes-Alpes), selon la préfecture de Côte-d'Or. Il transportait 51 personnes, dont 41 enfants (de 5 à 15 ans) et 10 adultes, dont le chauffeur. Ces personnes se rendaient à une colonie de vacances, a précisé sur BFMTV Didier Paris, député Renaissance de Côte-d'Or.

À 1h40, alors qu'il se trouvait sur l'autoroute A6, à hauteur de la commune d'Eguilly, "le véhicule s’est couché sur le flanc" pour "une raison encore inconnue", selon la préfecture.

• Une adolescente tuée et douze blessés

Une adolescente, âgée de 15 ans selon le ministre des Transports Patrice Vergriete, est morte dans l'accident. 12 personnes ont été blessées, parmi lesquelles un adulte en urgence absolue dont le pronostic vital n'est pas engagé et 11 personnes en urgence relative (cinq majeurs et six mineurs).

Les blessés ont été évacués vers les hôpitaux de Semur-en-Auxois et de Dijon. Les personnes non blessées ont été accueillies dans une salle communale à Chailly-sur-Armancon, avant d'être regroupées dans un collège de Pouilly-en-Auxois. Elles ont été prises en charge par une cellule d'urgence médico-psychologique.

Ce dimanche soir, quatre personnes étaient toujours hospitalisées au CHU de Dijon: deux adultes, dont un en urgence, et deux enfants, blessés plus légèrement. Tous les autres enfants, eux, ont quitté le collège Pouilly-en-Auxois, leurs familles étant venues les chercher.

• Le chauffeur "pense s'être assoupi"

Le parquet de Dijon a ouvert une enquête pour "homicide involontaire" et "blessures involontaires" après cet accident. Il a indiqué à l'AFP que le chauffeur du véhicule "pense s'être assoupi" au volant.

Le parquet a également fait savoir que ses tests d'alcoolémie et de stupéfiants étaient négatifs. Il pleuvait au moment de l'accident, a-t-il précisé. L'enquête a été confiée au peloton motorisé de Pouilly-en-Auxois et à la brigade de recherches de Beaune.

Contactée par BFMTV, la société de cars Bernard Voyages Transports, explique travailler "en étroite collaboration avec les autorités pour faire toute la lumière sur les circonstances de cet accident tragique". Quant au chauffeur en question, il s'agit d'"un chauffeur expérimenté avec qui nous travaillons régulièrement depuis des années".

"En préparation du trajet, nous avions réservé deux nuits d'hôtel à proximité du point de départ du voyage pour qu'il bénéficie d'un repos de 24 heures. Le bus, quant à lui, était à jour de son contrôle technique qui a eu lieu en décembre 2023, pour une validité de 6 mois", a ajouté l'entreprise.

• Les enfants rapatriés

Les passagers étaient "en grande majorité des enfants de 8 à 9 ans", a affirmé sur BFMTV le sous-préfet de Beaune, en Côte-d'Or, Benoît Byrski. Leur rapatriement est organisé en lien avec la préfecture de l'Eure.

"Beaucoup" de familles ont pris la route pour rejoindre leurs enfants, selon le maire des Andelys, Frédéric Duché, qui a annoncé sur BFMTV la mise en place d'une cellule d'accompagnement psychologique à la mairie.

"Certains sont d'ores et déjà partis, les parents qui ont pu être contactés le plus tôt se sont évidemment dépêchés de venir récupérer leurs enfants", a aussi précisé le sous-préfet de Beaune, en Côte-d'Or, Benoît Byrski.

• Un "terrible drame"

Le ministre des Transports, Patrice Vergriete, a dit sa "vive émotion" face à ce "terrible drame". "Un accident de car a pris la vie d’une adolescente de 15 ans, c’est une tragédie", a-t-il écrit sur X (ex-Twitter), présentant ses "plus sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime".

"C'est un vrai choc pour tout le monde", a aussi déclaré sur BFMTV le maire des Andelys, Frédéric Duché.

Lorsque le maire d'Eguilly, Jean-Marie Faivret, a reçu un coup de téléphone de la préfecture l'avertissant de cet accident, il a immédiatement pensé au pire. "Dans ma tête, c'était Beaune", a-t-il dit sur BFMTV, faisant référence à cet accident de la route survenu sur l'A6 en 1982 qui a fait 53 morts, dont 46 mineurs. "Ça a réveillé de terribles souvenirs", a confirmé le sous-préfet de Beaune: "ce sont des moments très douloureux qui sont vécus en ce moment".

Article original publié sur BFMTV.com