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Loi immigration : la caution pour étudiants étrangers, « une immense connerie » selon Attal cité par LFI

Votée alors qu’Élisabeth Borne était encore à Matignon, la loi immigration sera promulguée dans quelques par Emmanuel Macron, a annoncé Gabriel Attal aux leaders de la France insoumise.
GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP Votée alors qu’Élisabeth Borne était encore à Matignon, la loi immigration sera promulguée dans quelques par Emmanuel Macron, a annoncé Gabriel Attal aux leaders de la France insoumise.

POLITIQUE - Il continue de préparer son discours de politique générale. Gabriel Attal a poursuivi ce lundi 22 janvier son tour des formations politiques représentées au Parlement en recevant les leaders de la France insoumise. En attendant de s’adresser à l’Assemblée mardi 30 janvier, le Premier ministre aura une échéance importante ce jeudi.

Gabriel Attal met en scène la préparation de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale

Le Conseil constitutionnel va en effet rendre sa décision sur la loi immigration votée alors qu’Élisabeth Borne était encore à Matignon. À moins d’une censure totale, scénario hautement improbable, la loi sera « promulguée » dans les jours suivants, a prévenu le chef du gouvernement.

Mais comme Emmanuel Macron l’a fait avant lui, Gabriel Attal a semblé espérer qu’une mesure soit censurée : la caution demandée aux étudiants étrangers. Selon les propos rapportés par Manuel Bompard, le Premier ministre a qualifié cette disposition « d’immense connerie ». « C’était l’éclair de lucidité de la rencontre », a estimé le coordinateur de la France insoumise.

Attal ne « mesure pas sa responsabilité »

Pour le reste, les insoumis ont dénoncé la teneur de leur entretien à Matignon. En lieu et place de sa déclaration de politique générale, il prépare « un programme de souffrance générale », a tancé Manuel Bompard. « Je ne suis pas sûre que nous ayons rencontré le Premier ministre, mais le porte-parole du président, qui nous a annoncé d’abord un immense coût de la vie », a abondé la présidente du groupe LFI à l’Assemblée, Mathilde Panot.

« Ce qui est à l’ordre du jour au 1er février de cette année, c’est une immense explosion du coût de la vie », a ajouté Manuel Bompard, en citant notamment la hausse de 10 % des prix réglementés de l’électricité, l’augmentation des prix des péages, ainsi que celle envisagée des franchises sur les médicaments.

Les leaders insoumis ont indiqué aussi que Gabriel Attal refuse de revenir sur la hausse annoncée dimanche par Bruno Le Maire ou de mettre en place un « encadrement des marges » réalisées par les grandes surfaces ou des « prix planchers » pour les agriculteurs. Le chef du gouvernement n’a « pas semblé prendre la mesure de la responsabilité de sa politique dans cette inquiétude » des agriculteurs, ont-ils indiqué.

Le chef du gouvernement doit s’entretenir dans la soirée avec le président de la FNSEA, le premier syndicat du monde agricole.

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