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La « discrimination capillaire » au travail, ou l’invention de la démagogie capillaire

 Ce texte sera examiné en séance plénière le 28 mars.  - Credit:
Ce texte sera examiné en séance plénière le 28 mars. - Credit:

La guerre est aux portes de l'Europe, le niveau scolaire s'effondre, la santé économique du pays est franchement préoccupante… Mais, heureusement, nos glorieux députés travaillent sur les vrais problèmes de l'époque : ils ont adopté hier en commission un article de loi visant à pénaliser la discrimination capillaire. Ça n'est absolument pas une blague.

Ce texte, qui sera examiné en séance plénière le mercredi 27 mars, prévoit un article pour « intégrer dans le champ de la répression pénale toute discrimination ou distinction fondée sur la texture, la couleur, la longueur ou le style capillaire d'un individu ». Terminé, les blagues sur votre voisin de bureau dont le crâne brille de mille feux… Parole de chauve, les blagues sur les cheveux, c'est très douloureux, surtout lorsqu'on est dépourvu d'humour…

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27 motifs de discrimination

Comment justifier un tel texte ? Puisqu'on doit écarter à regret l'hypothèse de la blague, on ne peut totalement exclure celle de la démagogie électorale. Officiellement, il s'agit de lutter contre le racisme. Très bien. Sauf que l'arsenal juridique existant permet déjà de mener ce type d'action. La législation actuelle prévoit déjà 26 motifs de discrimination, dont celui basé sur l'apparence physique.

Pas besoin d'être docteur en droit pour comprendre qu'une discrimination basée sur les cheveux fait partie des discriminations sur l'apparence physique. M [...] Lire la suite