Lizzo en a « gros sur le cœur » à propos de la « cancel culture »

LOS ANGELES, CALIFORNIA - DECEMBER 14: Lizzo poses during Reel To Reel: LOVE, LIZZO at The GRAMMY Museum on December 14, 2022 in Los Angeles, California.   Sarah Morris/Getty Images for The Recording Academy/AFP (Photo by Sarah Morris / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
SARAH MORRIS / Getty Images via AFP LOS ANGELES, CALIFORNIA - DECEMBER 14: Lizzo poses during Reel To Reel: LOVE, LIZZO at The GRAMMY Museum on December 14, 2022 in Los Angeles, California. Sarah Morris/Getty Images for The Recording Academy/AFP (Photo by Sarah Morris / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

PEOPLE - La « cancel culture » ceci, la « cancel culture » cela. Comme le terme « woke », l’expression de « cancel culture » est employée à toutes les sauces. Et Lizzo en a marre, comme elle l’a écrit sur Twitter, ce dimanche 8 janvier.

« Ce n’est peut-être pas le moment pour le dire, mais j’en ai gros sur le cœur, a tweeté la chanteuse. La ’cancel culture’ est une appropriation. » Son message a, à l’heure où nous écrivons ces lignes, été liké par plus de 47 000 utilisateurs.

Sur Twitter, l’interprète de Juice précise : « C’est né d’une véritable indignation venant de personnes vraiment marginalisées. Or, maintenant, c’est devenu à la mode, c’est mal utilisé et c’est détourné. » Lizzo espère « que nous pourrons sortir progressivement de cette situation et concentrer notre indignation sur les vrais problèmes », a-t-elle partagé sans donner d’exemples ou plus de détail sur sa pensée.

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Films, marques, personnalités publiques… Depuis plusieurs années, la « cancel culture », expression désignant généralement le boycott d’une œuvre impulsé par des mouvements en faveur d’une meilleure tolérance, fait beaucoup parler d’elle.

Dans la pratique, elle consiste à condamner d’office une personne et son oeuvre après un acte répréhensible. C’est ce qui est arrivé à l’écrivaine britannique J.K. Rowling après la tenue de propos transphobes. C’est aussi ce qui a entraîné certains à vandaliser ou déboulonner des statues d’hommes associés à l’histoire de l’esclavage et de la colonisation, comme celle d’Edward Colston à Bristol ou de Colbert en France.

Cependant, cette « cancel culture » n’est pas nouvelle. Elle « a déjà été un outil important du changement par le passé », comme nous l’a expliqué précédemment dans un autre article sur le sujet, Virginie Mathe, maîtresse de conférences en histoire ancienne. En Russie, par exemple, les paysans ont, après la révolution, remplacé le coin à icônes de leur maison par un portrait de Lénine, indique l’experte.

« La cancel culture a déjà été un outil important du changement par le passé, ajoute quant à elle Lisa Nakamura, professeure à l’université du Michigan. La nouveauté est que désormais les comportements discriminants ordinaires sont également pointés du doigt, ce qui n’a pas toujours été le cas. »

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