Les livres en braille sont (enfin) vendus au prix des livres traditionnels

À partir du 4 janvier 2023, les livres en braille sont vendus au même prix que les livres classiques (entre 11 et 30 euros).
Pexels À partir du 4 janvier 2023, les livres en braille sont vendus au même prix que les livres classiques (entre 11 et 30 euros).

HANDICAP - Une bonne nouvelle pour des milliers de personnes. Plus de 2 000 livres en braille sont accessibles depuis ce mercredi 4 janvier, journée mondiale du braille, au tarif d’un livre classique. Une initiative du Centre de transcription et d’édition en braille (CTEB) qui arrive plus de 40 ans après l’entrée en vigueur du prix unique du livre en vertu de la loi Lang de 1981.

Jusqu’à présent, le CTEB proposait ses livres à des prix allant de 60 à 122 euros. Désormais, plus de 2 000 livres sont accessibles à la vente entre 11 et 30 euros.

En France, on compte 1,7 million de personnes atteintes d’un trouble de la vision et, d’après Bruno Gendron, président de la Fédération des aveugles de France, 15 % d’entre elles lisent le braille. Pour lui, « c’est une excellente initiative puisque l’accès à la lecture en braille permet aux aveugles et malvoyants qui le pratiquent d’avoir un accès direct [au livre] contrairement à de la lecture audio où on a le prisme de quelqu’un qui lit un ouvrage ».

Il ajoute que vendre les ouvrages au prix du marché réduit le phénomène discriminatoire vis-à-vis des personnes aveugles et malvoyantes, qui jusqu’à présent payaient plus cher pour le même livre.

700 euros de coût de fabrication

Le coût de fabrication d’un livre en braille est beaucoup plus élevé que celui des livres classiques, le CTEB l’estime à environ 700 euros. Il nécessite un travail de transcription fait par des spécialistes, des machines particulières et un papier spécifique, plus épais.

« C’est un pari audacieux », indique à l’AFP la directrice du centre, Adeline Coursant, car son institution n’a la capacité de financer ce changement de prix que pour une, voire deux années. « Il faudra rapidement trouver des aides pour pouvoir continuer », précise-t-elle, estimant cependant que le risque en vaut la peine « car c’est enfin rendre justice aux aveugles ».

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