L'Iran veut un accord sur le nucléaire avant le 20 juillet

Complexe nucléaire iranien de Bushehr, au sud de Téhéran. Le président iranien a exhorté samedi ses pairs des grandes puissances à faire le nécessaire pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran avant la date-butoir du 20 juillet. /Photo d'archives/REUTERS/Raheb Homavandi (Reuters)

ANKARA (Reuters) - Le président iranien a exhorté samedi ses pairs des grandes puissances à faire le nécessaire pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran avant la date-butoir du 20 juillet. La politique d'apaisement qu'il s'efforce de mettre en oeuvre après des années de confrontation et qui a permis d'alléger les sanctions, ne sera par remise en question, même en l'absence d'accord, a assuré Hassan Rohani. "Le contentieux peut être résolu avec de la bonne volonté et de la souplesse (...) Je crois que la date-butoir du 20 juillet peut être respectée malgré les désaccords qui restent à régler. Si ce n'est pas le cas, nous pouvons continuer à négocier pendant un mois ou davantage", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Téhéran. "Au cours des discussions sur le nucléaire, nous avons fait preuve d'un engagement ferme en faveur de la diplomatie. (Même) si un accord ne peut être conclu d'ici au 20 juillet, les conditions ne seront plus jamais les mêmes. Le régime des sanctions a été brisé", a assuré le président. L'Iran et le groupe "P5+1", qui réunit les membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine) et l'Allemagne doivent se retrouver du 16 au 20 juin à Vienne pour un nouveau cycle de discussions. L'objectif sera de pérenniser avant le 20 juillet l'accord intérimaire conclu en novembre qui a permis un premier allégement des sanctions en échange d'un encadrement du programme iranien d'enrichissement d'uranium, point le plus sensible du dossier. Les désaccords, notamment sur le nombre de centrifugeuses que Téhéran souhaite conserver, ont résisté aux précédentes rencontres et rares sont ceux qui croient à un succès avant la date-butoir. "L'Occident doit saisir cette opportunité pour parvenir à un accord définitif dans les semaines qui viennent. Les faucons américains et Israël seront tenus responsables d'un (éventuel) échec des discussions", a ajouté Hassan Rohani. (Parisa Hafezi; Tangi Salaün et Jean-Philippe Lefief pour le service français)