L'Iran quittera l'Irak et la Syrie si les deux pays le demandent

Un proche conseiller de l'ayatollah Ali Khamenei (photo), le guide suprême de la Révolution iranienne, a dit vendredi que Téhéran retirerait immédiatement ses "conseillers militaires" de Syrie et d'Irak si ces deux pays le demandaient. /Photo d'archives/REUTERS/Morteza Nikoubazl (Reuters)

MOSCOU (Reuters) - Un proche conseiller de l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de la Révolution iranienne, a dit vendredi que Téhéran retirerait immédiatement ses "conseillers militaires" de Syrie et d'Irak si ces deux pays le demandaient.

"La présence de l'Iran et de la Russie en Syrie protègera le pays de groupes terroristes et des agressions américaines (...) Nous sommes prêts à nous retirer immédiatement si les gouvernements irakien et syrien le demandent mais pas en raison de pressions américaines ou israéliennes", a déclaré Ali Akbar Velayati, lors d'une conférence de presse à Moscou.

Avec l'appui de ses alliés russes et iraniens, Bachar al Assad a réussi à inverser il y a quelques années le cours de la guerre civile qui fait rage dans le pays depuis sept ans, le régime ayant planté jeudi son drapeau dans le secteur rebelle de la ville de Deraa, dans le sud-ouest du pays, zone qui a été le berceau du soulèvement contre le gouvernement.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit mercredi au président russe Vladimir Poutine que le président syrien Bachar al Assad n'avait rien à craindre d'Israël tout en demandant à Moscou de faire en sorte que les forces iraniennes quittent la Syrie.

Ali Akbar Velayati a précisé que l'Iran se coordonnait avec Moscou et Damas pour définir ses positions militaires en Syrie.

(Parisa Hafezi et Olesya Astakhova, Benoit Van Overstraeten pour le service français)