L'impact positif du confinement sur l'hypertension, un fléau qui touche 1 adulte sur 3

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Senior adult woman measuring blood pressure at home

Ce lundi 17 mai, c'est la journée mondiale de l'hypertension artérielle. Une pathologie chronique qui touche plus d'un Français sur trois. Mais saviez-vous que le confinement a été bénéfique aux personnes hypertendues ?

Les études ne cessent de mettre en lumière les effets négatifs du confinement sur la santé. L’une d’entre elles apporte un peu d’optimisme. Si l’on en croit le Pr Jean-Jacques, spécialiste de l’hypertension artérielle à l’hôpital Saint-Joseph de Paris et membre de l’European society of hypertension, les scientifiques auraient observé une diminution significative de la tension des personnes suivies au printemps 2020.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont analysé plus de 300.000 mesures de tension réalisées par 2.273 habitants d’Ile-de-France, comme l'explique Ouest-France. Les données ont été fournies par Withings, société française spécialisée dans les objets connectés dédiés à la santé. Elles ont été comparées à l’année 2019. "Nous avons pu observer une baisse de la pression artérielle systolique de 3 mmHg pendant le confinement", assure le Pr Jean-Jacques Mourad. Ce chiffre, qui peut paraitre anodin, a pourtant un fort impact. "Grâce à d’autres études, nous savons que cela peut expliquer une baisse des infarctus et des AVC de l’ordre de 10 à 15%", explique-t-il. Rappelons que la tension artérielle est considérée comme élevée quand la pression systolique est supérieure à 140 mmHg et / ou que la pression diastolique est supérieure à 90 mmHg.

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Une meilleure hygiène de vie

Elément positif, les patients qui avaient la pression artérielle la plus élevée avant le confinement, sont ceux qui ont connu la plus forte baisse pendant cette période. Les données ont été analysées dans plusieurs pays européens. Plus le confinement était strict, meilleurs les résultats étaient. "Plus dur est le confinement, plus on reste à la maison, plus la pression artérielle baisse", précise le chercheur.

Mais alors, comment interpréter ces résultats ? Pendant cette période, nombreux sont ceux à avoir modifié leur rythme de vie : moins de stress, moins de déplacement, alimentation de meilleure qualité. Des changements positifs pour le Pr Jean-Jacques Mourad, qui a présenté les conclusions de son étude le 11 avril dernier lors du congrès international de l’hypertension. L’intégralité de l’étude devrait être publiée très prochainement dans la revue américaine Telemedecine and e-ealth.

Précisons que l’hypertension artérielle touche un adulte sur trois, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette pathologie se définit par une élévation trop importante de la pression dans les artères. Elle est la première cause de maladie cardivasculaire et d’AVC dans le monde. "La plupart des personnes souffrant d’hypertension ne ressentent aucun symptôme. C’est pour cela qu’on parle de 'tueur silencieux'", alerte-t-elle avant de préconiser un suivi régulier. 

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