A Lille, les Le Pen attaquent en famille

A Lille, les Le Pen attaquent en famille

La dédiabolisation du FN a ses limites. Et c'est Jean-Marie Le Pen qui les fixe. Le président d'honneur du Front National, aujourd'hui âgé de 83 ans, n'a pas résisté à la tentatition de citer à la fin de son discours sur l'honneur en politique le poète collaborationniste Robert Brasillach, journaliste à "Je suis partout" et fusillé à la libération pour "intelligence avec l'ennemi".

Dans les couloirs du palais des congrès de Lille, devant un petit groupe de journalistes, il persiste et récite un large extrait du testament d'un condamné à mort toujours

du même Brasillach. "La poésie que j'ai citée n'est pas une poésie engagée . Est-ce que le fait d'être condamné empêche d'être poète ?", plaide Jean-Marie Le Pen qui a occupé la scène de cette première journée de la convention présidentielle de la candidate Marine Le Pen.

«Esprit libre»

"J'aime le contraste. Je suis un esprit libre. Je n'ai aucun complexe" poursuit Le Pen en mimant les gestes du toréador avec sa muleta face à la charge des journalistes. "65 ans après la guerre, on peut commencer à parler, non ?", déclare Le Pen récemment condamné pour "contestation de crimes contre l'humanité" suite à ses propos tenus au journal Rivarol en 2005 sur "l'occupation allemande pas si inhumaine  que cela".

Le matin même, devant les jeunes, le vieux leader d'extrême droite avait tenu un discours sur les valeurs dans la grande tradition du FN pour fustiger "pornographie généralisée, l'indifférenciation sexuelle, le système de prédation ploutocratique" ou encore "la

bourgeoisie libérale social-démocrate". "La jeunesse a été volée, trahie, sacrifiée. Elle doit refuser le carcan et s'arracher à la torpeur de la décadence. Nos valeurs sont la nation, la France, la lignée", a-t-il poursuivi.

En tous cas, Le Pen père n'a absolument (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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