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Licencié pour ne pas avoir été assez « fun », il reçoit 460 000 euros d’indemnités

En 2022, la Cour de cassation avait mis en avant la question de la liberté d’expression du salarié. Des juges parisiens ont annulé son licenciement, le 30 janvier.

En 2021, la cour d'appel de Paris avait rejeté la demande du salarié. Finalement, après un arrêt de la Cour de cassation, les juges parisiens ont revu leur copie.  - Credit:ALLILI MOURAD/SIPA / SIPA
En 2021, la cour d'appel de Paris avait rejeté la demande du salarié. Finalement, après un arrêt de la Cour de cassation, les juges parisiens ont revu leur copie. - Credit:ALLILI MOURAD/SIPA / SIPA

La fin d'une affaire rocambolesque ? Mardi 30 janvier, la cour d'appel de renvoi de Paris a ordonné la réintégration d'un consultant salarié embauché en 2011 dans son entreprise. Surtout, les juges ont décidé d'allouer plus de 461 406 euros d'indemnité au salarié licencié, révèle BFM Business. Il avait été viré pour son « désalignement culturel » vis-à-vis de l'entreprise et des valeurs « fun and pro » qu'elle mettrait en avant, l'employeur reprochant également à son salarié une insuffisance professionnelle.

Avant son licenciement, le salarié – un certain « monsieur T » – avait critiqué auprès de sa direction des « pots de fin de semaine » engendrant une « alcoolisation excessive » encouragée par la direction. Celle-ci mettait « à disposition de très grandes quantités d'alcool », fustigeait-il. Et de dénoncer des « brimades et incitations à divers excès et dérapages ».

À LIRE AUSSI « Preuve déloyale » admise aux prud'hommes : comment Big Brother pourrait s'installer au bureauLicencié peu après, il avait attaqué l'entreprise aux prud'hommes, avant d'être débouté de sa demande. Il réclamait alors la nullité de son éviction. Dans la foulée, la cour d'appel de Paris avait statué dans le même sens, en mars 2021, et rejeté les demandes du salarié.

La liberté d'expression du salarié atteinte par le licenciement

En novembre dernier, dans un arrêt, la Cour de cassation avait été à l'encontre des précédentes décisions. « L'exercice, par le salarié, de sa liberté d'expr [...] Lire la suite

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