La liberté d’expression expliquée aux plus jeunes

·1 min de lecture

L’intervention n’a pas encore commencé. Mais Zoé, 12 ans, est déjà interloquée en me voyant prendre des notes sur mon carnet. "Vous êtes journaliste?", me demande-t-elle. Je réponds "Oui". "Un vrai ?!", m’interroge-t-elle. Mais qu’est-ce qu’un "faux journaliste"? Silence. Comme elle, ils sont six volontaires de 12 et 16 ans venus jeudi soir en apprendre davantage sur les médias en pleines vacances scolaires. Ils ont été réunis par l’association Micro rebelles qui a un projet au long court avec ces jeunes d’Avion (Pas-de-Calais).

Qu’est-ce qu’une information ? Comment la vérifier ? Qu’est-ce qu’une source ? Comment une actualité est-elle déformée ? Sheerazad Chekaik, journaliste pigiste pour Libération et membre du collectif La Friche, anime l’atelier. Tous sont, bien sûr, au courant de l’assassinat du professeur Samuel Paty pour avoir montré des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Beaucoup d’entre-eux ont appris sa mort en regardant la télévision, souvent sur BFMTV. Ils regardent régulièrement cette chaîne d’information en continu. "Quand il y a une pub sur une autre chaîne, on y va pour s’occuper", résume Zoé. "Les jeunes s’informent beaucoup sur le numérique (réseaux sociaux, application) mais ils restent des consommateurs de télévision, contrairement à une idée répandue", explique Amandine Kervella, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Lille. La chercheure tient également à mettre à bas un cliché : non le...


Lire la suite sur LeJDD