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Levée de fonds : le scandale de trop, qui pourrait être fatal au gouvernement Kishida ?

En cette fin de l’année 2023, rien ne va plus pour le gouvernement du Premier ministre japonais, Fumio Kishida. Le 4 décembre, déjà, lAsahi Shimbun révélait la tenue d’une rencontre entre l’actuel chef du gouvernement et Masayoshi Kajikuri, personnage clé de la secte Moon, en 2019. Désormais, c’est une enquête du parquet de Tokyo, ouverte en novembre, qui prend de l’envergure et pourrait secouer l’ensemble du Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir. Celui-ci pourrait être impliqué dans un vaste scandale politico-financier.

Selon les informations publiées par le journal nippon de centre gauche dans son édition du vendredi 8 décembre, l’affaire pourrait désormais impliquer l’actuel porte-parole du gouvernement, Hirokazu Matsuno, qui fut entre 2019 et 2021 un cadre de la faction du PLD menée par l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, assassiné en 2020. Selon l’Asahi Shimbun, l’homme de 61 ans aurait dissimulé plus de 10 millions de yens (63 000 euros) issus de dons au cours des cinq dernières années.

Financement illicite des factions

Chaque année, les cinq factions du PLD organisent des soirées pour collecter des fonds. La loi les oblige à déclarer les sommes récoltées dans un rapport envoyé au ministère des Affaires intérieures. Mais elles n’auraient pas déclaré une partie de ces sommes, celles-ci étant finalement récupérées par des élus. Dans le cas de la “faction Abe”, le montant total des sommes dissimulées dépasserait les 100 millions de yens, soit 630 000 euros, au cours des cinq dernières années, précise un autre article du quotidien japonais.

Le parquet de Tokyo explore la piste d’une dissimulation systématique d’une partie des fonds issus de ces soirées. Plusieurs élus du PLD ont déjà été interrogés, rapporte le site de la chaîne nationale NHK, qui ajoute que les membres de la faction Abe suspectés d’y avoir pris part se compteraient en dizaines. “S’il s’avérait que cette non-déclaration des revenus générés par ces soirées a été organisée volontairement ou d’une manière systématique, cela porterait une atteinte grave aux fondements de la transparence du financement de la vie politique, dénonce dans un autre article de NHK Tomoaki Iwai, politologue et professeur émérite de l’université Nihon.

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