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Levée de boucliers au Canada pour défendre Noël

Dans son Document de réflexion sur l’intolérance religieuse, la Commission canadienne des droits de la personne annonçait d’emblée la couleur :

“La discrimination à l’égard des minorités religieuses est ancrée dans l’histoire du colonialisme au Canada. Cette histoire se manifeste aujourd’hui par une discrimination religieuse systémique. Un exemple évident est celui des jours fériés au Canada. Les jours fériés liés au christianisme, dont Noël et Pâques, sont les seuls jours fériés canadiens liés à des fêtes religieuses.”

Des allégations qui ont choqué la classe politique, laquelle a aussitôt voulu défendre Noël. L’Assemblée nationale du Québec a adopté à l’unanimité une motion qui “dénonce toute tentative de polarisation à l’endroit d’événements rassembleurs qui font partie du patrimoine québécois depuis plusieurs générations”, rapporte Radio-Canada.

Et les députés du Parlement canadien ont également été unanimes à voter une motion similaire qui invite “tous les Canadiens” à se rassembler “en cette période de Noël”, indique La Presse.

“Non, Noël n’est pas raciste !”

Pressé par le chef du mouvement souverainiste du Bloc québécois de dire si la fête célébrée le 25 décembre était raciste, écrit Le Devoir, le Premier ministre, Justin Trudeau, a déclaré : “Évidemment que Noël n’est pas raciste.” Le ministre québécois de la Justice a affirmé de son côté que cette fête chrétienne continuerait d’être célébrée dans la Belle Province : “On ne s’en excusera pas.”

Dans une lettre publiée par La Presse, la présidente intérimaire de la Commission canadienne des droits de la personne soutient que son document a été mal interprété. Il ne s’agissait pas de faire de Noël une fête discriminatoire, affirme-t-elle. Mais “nous devons faire face à la réalité que l’intolérance religieuse existe pour pouvoir proprement nous pencher sur la manière de mieux inclure [d’autres traditions]”.

Pour le Journal de Montréal, la Commission fait office de “grincheux de Noël”. “En voulant trop célébrer nos différences, les moralisateurs de tout acabit oublient que nous devons également célébrer ce qui nous unit en tant que peuple.”

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