Publicité

Les lettres d’Hollywood ont discrètement fêté leur centenaire

Le panneau Hollywood, l’un des monuments les plus emblématiques et photographiés au monde, a fêté officiellement ses 100 ans vendredi 8 décembre. Indiquant à l’origine “Hollywoodland”, pour annoncer le développement d’un quartier résidentiel haut de gamme, le panneau fut illuminé le 8 décembre 1923, rappelle la chaîne de télévision de Los Angeles KTLA.

“La nuit, le panneau clignotait dans la nuit hollywoodienne : d’abord “Holly”, puis “wood” et enfin “land”, ce qui, en cette époque “pré-Las Vegas”, était tout à fait “spectaculaire”, selon le site officiel de l’enseigne. Censé être temporaire, il est resté bien après la vente de toutes les propriétés par le promoteur.

Après des années de négligence, le panneau Hollywood a été une première fois réparé en 1939, avant d’être donné à la ville de Los Angeles cinq ans plus tard. En 1947, il fut de nouveau réparé et les lettres “LAND” furent supprimées. Il était alors déjà devenu un emblème de l’industrie du divertissement, relate la chaîne locale. Mais ce n’est qu’en 1978 qu’il a été reconstruit de façon durable, avec une armature en métal, grâce à une collecte de fonds organisée par Hugh Hefner, le patron de Playboy.

Le panneau “attire tous les fous de la ville”

Pour célébrer son 100e anniversaire, le panneau a été à nouveau partiellement illuminé, ce qui n’était plus arrivé depuis des décennies. La cérémonie a toutefois été discrète. C’est que, comme l’explique le Washington Post, Los Angeles traverse une période délicate, marquée par une longue et douloureuse grève des scénaristes et des acteurs, par une crise aiguë des sans-abri, et par des controverses politiques qui n’invitent guère à la fête.

La proposition du précédent maire de rendre au panneau ses lumières a suscité une levée de boucliers de la part des voisins, peu désireux de voir leurs résidences, parmi les plus chères du monde, éclairées 24 heures sur 24. Si bien que dès sa prise de fonction en janvier dernier, la nouvelle maire Karen Bass a fait marche arrière, n’autorisant que cette discrète cérémonie, en compagnie du Hollywood Sign Trust, qui gère aujourd’hui le monument.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :