Dans l'Essonne, la ville de Ris-Orangis fait son grand débat sur le Covid-19

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Ils crayonnent parfois des pages entières sur lesquels ils présentent leurs attentes et récriminations. Depuis fin septembre, les Rissois ont à leur disposition en mairie et dans tous les points d'accueil ­municipaux huit cahiers de ­doléances. Mais aussi un questionnaire qui sonde leurs inquiétudes professionnelles, leur santé mentale et physique, le regard qu'ils portent sur l'action de l'État et de la commune… Une "opération confession" unique en son genre aux airs de grand débat post-crise des Gilets Jaunes. Car pour celui qui règne sur Ris-Orangis (Essonne) depuis trois mandats, faire de la politique comme avant n'a plus aucun sens. "Je connais parfaitement ma ville mais j'ai aussi peur qu'elle m'échappe aujourd'hui, reconnaît Stéphane Raffalli. Cette crise nous rappelle notre vulnérabilité et nous oblige à réinventer un projet politique."

Au lendemain du premier tour des élections municipales - qu'il remporte avec 50% des voix -, l'élu socialiste rectifie donc le tir et annonce dans son discours d'investiture le lancement des "états généraux de la Covid-19" afin de mobiliser les quelque 30.000 habitants autour de nouvelles priorités. Une plateforme Internet intitulée "Quelle ville pour demain" est créée, trois conférences thématiques sont définies (écologie, mobilité-transport, éducation-jeunesse), des séminaires avec les acteurs locaux, déployés. Le programme sur lequel il avait planché un an avant le scrutin change de physionomie. Le projet d'agriculture urbaine pre...


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