Les Kurdes font état d'une attaque irakienne près d'un oléoduc

Des peshmergas en Irak. Les autorités du Kurdistan autonome ont accusé les forces irakiennes d'avoir lancé une attaque mardi en direction de la frontière turque, où passe un tronçon d'un oléoduc permettant aux Kurdes d'exporter du pétrole. /Photo prise le 17 octobre 2017/REUTERS/Ari Jalal (Reuters)

BAGDAD (Reuters) - Les autorités du Kurdistan autonome ont accusé les forces irakiennes d'avoir lancé une attaque mardi en direction de la frontière turque, où passe un tronçon d'un oléoduc permettant aux Kurdes d'exporter du pétrole.

Un porte-parole de l'armée irakienne a démenti tout affrontement dans la région de Rabia, à 40 km au sud de la zone frontalière de Fish-Khabour tenue par les peshmergas (combattants kurdes).

"Les peshmergas ont repoussé l'attaque et refoulé les miliciens des Unités de mobilisation populaire vers Rabia", a déclaré le chef du service de presse du président kurde Massoud Barzani.

A Bagdad, un porte-parole de l'armée irakienne a assuré qu'"Il n'y a pas d'affrontements".

Lundi, un responsable du conseil de sécurité du Gouvernement régional du Kurdistan avait affirmé que des troupes irakiennes et des miliciens chiites des Unités de mobilisation populaires, appuyés par l'Iran, déployaient des blindés et de l'artillerie à Rabia, au nord-ouest de la grande ville de Mossoul.

Un oléoduc acheminant du brut à travers le Kurdistan irakien est relié à une station de comptage située dans le secteur de Fish-Khabour, et alimente un autre oléoduc qui transporte le pétrole vers la côte turque de la Méditerranée, d'où il est exporté par bateau.

Selon un conseiller du gouvernement irakien sur les questions de sécurité, la zone de Fish-Khabour, au nord-ouest de Mossoul, comprend des noeuds d'oléoducs menant vers la Turquie et la Syrie, que Bagdad souhaite ramener sous son giron.

Le secteur de Fish-Khabour est sous le contrôle des Kurdes depuis 1991, lorsque les Etats-Unis et les pays occidentaux avaient imposé une zone de sécurité aérienne dans le nord de l'Irak pour protéger les Kurdes de l'armée de Saddam Hussein. Le côté syrien de la frontière, dans cette région, est sous le contrôle des peshmergas (combattants kurdes) syriens, soutenus par les Etats-Unis.

(Maher Chmaytelli; Eric Faye pour le service français)

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