Les discussions de Genève reprennent sans représentants de Damas

Les négociations de Genève ont repris mercredi en l'absence des représentants du gouvernement syrien, qui ont quitté la Suisse la semaine dernière pour dénoncer les exigences de l'opposition. Selon le médiateur de l'Onu Staffan de Mistura (photo), la délégation est rentrée pour "consultations". /Photo prise le 30 novembre 2017/REUTERS/Denis Balibouse

GENEVE/BEYROUTH (Reuters) - Les négociations de Genève ont repris mercredi en l'absence des représentants du gouvernement syrien, qui ont quitté la Suisse la semaine dernière pour dénoncer les exigences de l'opposition.

Cette absence a été critiquée par les Etats-Unis et la France, qui ont demandé à la Russie d'intervenir pour faire pression sur Damas.

La délégation gouvernementale se trouve toujours dans la capitale syrienne, a-t-on appris de source proche des négociateurs.

Avant son départ de Genève vendredi, son négociateur en chef, Bachar al Djaafari, avait dénoncé les exigences de l'opposition, qui réclame la mise à l'écart du président Bachar al Assad en préalable à la formation d'un organe de transition.

La huitième session de négociations intersyriennes a débuté la semaine dernière mais aucun progrès n'a été enregistré. Selon le médiateur de l'Onu Staffan de Mistura, la délégation gouvernementale est rentrée à Damas pour "consultations".

De source diplomatique à Genève, on indique qu'elle reviendra "probablement" vendredi à Genève. Mais une source anonyme citée par l'agence russe RIA évoque plutôt les journées de dimanche ou lundi.

Les autorités syriennes ne se sont pas prononcées sur ce retour. Yahya al Aridi, porte-parole de l'opposition, a quant à lui jugé qu'un éventuel boycott des négociations de la part de Damas serait embarrassant pour la Russie.

"Nous avons dit aux Russes qu'il est important que le régime syrien soit à la table des négociations et participe aux discussions", a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

La France a pour sa part dénoncé "la stratégie d’obstruction du processus politique menée par le régime de Damas" et appelé "les soutiens du régime, en premier lieu la Russie, à prendre leurs responsabilités pour qu'il entre enfin dans la négociation à Genève".

La délégation de l'opposition est quant à elle arrivée mercredi à Genève pour reprendre ses discussions avec De Mistura.

Les pourparlers de paix de Genève visent à mettre fin à six ans de guerre en Syrie qui ont fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés depuis mars 2011


(Issam Abdullah et Kinda Makieh, avec service France, Jean-Philippe Lefief et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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