L'Egypte n'envisage aucune mesure contre le Hezbollah, dit Sissi

L'Egypte n'envisage de prendre aucune mesure contre le Hezbollah en dépit des appels de l'Arabie saoudite à sanctionner le parti et groupe armé chiite libanais, a déclaré le président égyptien Abdel Fattah al Sissi (photo). /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

LE CAIRE (Reuters) - L'Egypte n'envisage de prendre aucune mesure contre le Hezbollah en dépit des appels de l'Arabie saoudite à sanctionner le parti et groupe armé chiite libanais, a déclaré le président égyptien Abdel Fattah al Sissi.

"Le sujet n'est pas de prendre ou non des mesures, le sujet est la fragile stabilité de la région à la lumière des troubles que subit la région", a dit Abdel Fattah al Sissi au cours d'un entretien à la chaîne américaine CNBC.

"La région ne peut pas supporter davantage d'agitation", a estimé le chef de l'Etat égyptien.

L'Arabie saoudite, principal soutien de l'Egypte, réclame le désarmement du Hezbollah et sa mise à l'écart du gouvernement libanais.

C'est de Ryad, la capitale saoudienne, que le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé samedi sa démission, disant craindre pour sa vie et accusant l'Iran et le Hezbollah de semer la discorde dans la région.

Cette démission s'inscrit dans le cadre de la lutte engagée depuis plusieurs années entre la monarchie wahhabite et la République islamique d'Iran, entre sunnites et chiites, en Irak, en Syrie et au Yémen.

Abdel Fattah al Sissi a déclaré dimanche au président du Parlement libanais que l'Egypte était opposée à toute ingérence dans les affaires intérieures libanaises.

"C'est aux Libanais de parvenir au règlement politique de leur choix", a-t-il dit, selon un communiqué transmis par la présidence à l'issue de son entretien au Caire avec Nabih Berri.


(Ahmed Aboulenein; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)