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Lego refuse que la police masque les visages des prévenus avec ses figurines

Les policiers de Murrieta ne songeaient pas à mal en postant sur les réseaux sociaux leurs hauts faits, flagrants délits et autres arrestations, et voulaient même se conformer à une nouvelle loi californienne qui leur interdit de divulguer l’identité d’un suspect. Ils avaient décidé de “placer des images de figurines Lego sur les visages des suspects pour masquer leur identité”, rapporte Fox News.

Mais le commissariat “a reçu l’ordre de Lego de cesser” ses montages photo et d’arrêter de les partager sur les réseaux sociaux, où les images avaient gagné en popularité, explique le média américain.

Lego est intervenu après la mise en ligne sur Instagram d’une brochette de suspects, tous affublés d’une tête de Lego camouflant leur visage, le 18 mars. Le commissariat expliquait être “fier de sa politique de transparence vis-à-vis de sa communauté” et disait vouloir “respecter les droits et les protections accordés par la loi à chacun, même aux suspects”, relate le Los Angeles Times. C’est pourquoi les policiers “ont utilisé des têtes de Lego photoshopées”, poursuit le quotidien de la côte Ouest. Sans penser à respecter la propriété intellectuelle du fabricant danois.

Quatorze jours sur les réseaux sociaux

La loi californienne interdisant la diffusion de photos d’identité de suspects n’est pas nouvelle – elle remonte à 2021. Mais l’an dernier, la Californie a ajouté une nouvelle obligation : les photos identifiant d’éventuels suspects doivent être “retirées des réseaux sociaux dans les quatorze jours, sauf circonstances exceptionnelles”.

Les posts de la police de Murrieta qui “faisaient rire tout le monde” n’ont pas eu l’heur de plaire à Lego, résume le Daily Mail. “Le fabricant de jouets n’a pas vu le côté drôle de l’histoire, et les policiers vont devoir trouver un autre moyen de se conformer à la loi dans leurs posts Instagram.” L’un d’eux recouvrait l’identité d’un suspect d’“une tête de Shrek, parce qu’il s’était ‘comporté comme un ogre’en volant “près de 2 000 dollars” dans un magasin, raconte le quotidien populaire britannique.

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