“Ce reportage est une honte”, “c’est une parodie ?”, “on ne vit pas dans le même monde” : le reportage d’Envoyé Spécial sur les classes moyennes scandalise les internautes

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Malgré ses difficultés, la mère de famille refuse de revoir à la baisse son mode de vie. (Capture d'écran France 2) (Capture d'écran France 2)

Ce jeudi 6 janvier, Envoyé Spécial a diffusé un reportage intitulé “Classes moyennes : la colère des sans-aides”, une enquête sur ces Français qui ont vu leur pouvoir d’achat diminuer au fil de ces dernières années, notamment depuis la crise liée au covid-19. Le sujet s’est concentré sur les témoignages de Laetitia et Nicolas, un couple de la région parisienne qui mise beaucoup sur le hard discount et le marché de l’occasion et Jamila et Khaled, ce couple strasbourgeois qui doit repenser le rêve de sa vie : construire sa propre maison. Ce reportage a scandalisé de nombreux internautes.

Ils gagnent trop pour toucher des aides mais pas assez pour ne pas en avoir besoin. Ce jeudi soir, Elise Lucet propose un nouveau numéro d’Envoyé Spécial, sur France 2. Dans ce numéro, un reportage est consacré à la classe moyenne qui se retrouve dans des situations de plus en plus précaires, notamment depuis la crise sanitaire. Hard discount, seconde main, privation de loisirs, de sorties ou de voyages, le reportage de ce soir s’est intéressé au quotidien de deux couples : Laetitia, cadre dans la fonction publique et Nicolas, employé de La Poste, en région parisienne, pour lesquels les aides ont fondu et la cantine a augmenté pour leur fils. Le couple, qui gagne un peu plus de 3800 euros par mois, est adepte de la revente d’objets et de vêtements sur Vinted, calcule tout et s’est résigné à faire ses courses dans une enseigne de hard discount afin d’assurer d’éventuels imprévus : “Il y a un déclassement de la classe moyenne (...) si ça continue comme ça, c’est plus viable, il n’y aura plus de classe moyenne. Elle va disparaître : il y aura les revenus modestes et les revenus aisés” a expliqué la jeune mère de famille.

“Qu’ils me donnent leurs salaires, je vais bien gérer moi !”

Jamila et Khaled, eux, vivent à Strasbourg. Jamila estime que sa qualité de vie régresse : “Entre le carburant, l’alimentation et tout ce qu’il y autour, on perd au moins 250 euros par mois de pouvoir d’achat”. Très investie dans l’éducation de ses enfants, Jamila s’assure que ces derniers puissent accéder aux loisirs et à la culture. Consciente de ses difficultés financières, cette employée d’un centre social culturel refuse de revoir à la baisse son mode de vie, comme se séparer de son véhicule de marque allemande. Les témoignages de ces deux couples ont suscité de vifs commentaires de la part des internautes.

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