Le général iranien Soleimani à Moscou malgré les sanctions de l'Onu

Le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la force d'élite Al Qods frappé par une interdiction de visa de l'Onu, s'est rendu récemment en Russie. Le commandant des Gardiens de la révoluiton est visé depuis 2007 par cette interdiction de visa à laquelle s'ajoute un gel de ses avoirs à l'étranger. /Photo prie le 8 mars 2015/REUTERS (Reuters)
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LONDRES (Reuters) - Le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la force d'élite Al Qods frappé par une interdiction de visa de l'Onu, s'est rendu récemment en Russie, a-t-on appris vendredi auprès de deux sources des services de sécurité américains. De source iranienne, on confirme que le commandant de l'unité d'élite chargée des opérations extérieures des Pasdaran, les Gardiens de la révolution iranienne, s'était bien rendu dans la seconde quinzaine de juillet à Moscou où il s'est entretenu avec de hauts responsables russes. Le général Soleimani est visé depuis 2007 par une interdiction de visa décidé par le Conseil de sécurité de l'Onu, à laquelle s'ajoute un gel de ses avoirs à l'étranger. Son déplacement en Russie a été rapporté jeudi par Fox News. La chaîne de télévision américaine a précisé qu'il était arrivé le 24 juillet à Moscou où il a rencontré le président Vladimir Poutine et le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, avant de repartir trois jours plus tard. De source iranienne, on indique que ses discussions ont porté sur les questions régionales mais aussi bilatérales, notamment la livraison à l'Iran de missiles sol-air S-300. Cité par l'agence de presse russe RIA, un porte-parole du Kremlin a démenti toute rencontre entre le chef du Kremlin et le général Soleimani. Au ministère russe des Affaires étrangères, deux sources ont dit être dans l'incapacité de confirmer ou de démentir sa venue. Personne n'a pu être joint au ministère de la Défense. Selon une source américaine contactée par Reuters, l'information de Fox est vraie. Washington, ajoute-t-on, juge crédible une rencontre avec Vladimir Poutine. En revanche, on ignore les sujets abordés par Soleimani, dont la force est notamment engagée dans les affrontements en Irak contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) mais aussi en Syrie. Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l'Onu, a déclaré qu'il s'agissait d'"informations très préoccupantes" même si, a-t-elle ajouté, l'administration américaine "tente toujours d'établir les faits. La Russie, alliée comme l'Iran du régime syrien de Bachar al Assad, tente de constituer une vaste coalition régionale au Proche-Orient pour combattre l'EI. Sans pouvoir lui non plus confirmer la venue de Soleimani, Igor Korotchenko, expert russe des questions de sécurité proche du ministère russe de la Défense, souligne que "la Russie coopère avec les autorités iraniennes pour stopper l'Etat islamique". "Toute rencontre contribuant à ces efforts ne peut qu'être bonne", ajoute-t-il. (Mark Hosenball avec la rédaction de Dubai, Gabriela Baczynska à Moscou et Louis Charbonneau aux Nations unies, Henri-Pierre André pour le service français)

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