Le Conseil de sécurité de l'Onu se réunira vendredi sur Trump et Jérusalem

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Le Conseil de sécurité de l'Onu se réunira vendredi à la demande de huit Etats pour débattre de la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. /Photo prise le 6 décembre 2017/REUTERS/Lucas Jackson

NATIONS UNIES (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira vendredi à la demande de huit Etats pour débattre de la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, ont confirmé des diplomates mercredi soir.

La requête a été adressée au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, par la France, la Bolivie, l'Egypte, l'Italie, le Sénégal, la Suède, la Grande-Bretagne et l'Uruguay.

"Les Nations unies ont donné à Jérusalem un statut légal et politique particulier, que le Conseil de sécurité a demandé à la communauté internationale de respecter. C'est pourquoi nous croyons que le Conseil doit traiter de cette question dans l'urgence", a expliqué l'ambassadeur adjoint de Suède auprès des Nations unies, Carl Skau.

Cette réunion, précise la délégation française à l'Onu, se tiendra vendredi en fin de matinée, heure de New York.

Dans sa résolution 2334, adoptée en décembre 2016 par 14 voix pour et une abstention - celle de l'administration sortante de Barack Obama -, le Conseil de sécurité "souligne qu'il ne reconnaîtra aucune modification aux frontières du 4 juin 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, autres que celles convenues par les parties par la voie de négociations".

Réagissant mercredi soir à l'annonce de Trump, Antonio Guterres a rappelé qu'il s'était "constamment opposé à toute mesure unilatérale qui remettrait en question la perspective de paix pour les Israéliens et les Palestiniens".

"En ce moment de grande inquiétude, je veux le dire clairement: il n'y a pas d'alternative à la solution à deux Etats (ndlr, israélien et palestinien), il n'y a pas de plan B", a ajouté le secrétaire général des Nations unies, s'engageant à faire tout ce qui est "en (s)on pouvoir" pour favoriser une reprise de "négociations véritables" entre les dirigeants israéliens et palestiniens.


(Michelles Nichols; Nicolas Delame et Henri-Pierre André pour le service français)

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