Le changement d'heure va-t-il être supprimé ?

Le changement d'heure est une mesure contestée depuis plusieurs années, à tel point que sa suppression est bientôt prévue.

Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars, nous passerons à l’heure d’été. Un rituel qui dure depuis de nombreuses années, mais qui va bientôt être supprimé. Explications.

Dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 heures du matin, il sera 3 heures du matin. Alors certes, nous allons perdre une heure de sommeil, mais ce changement est aussi synonyme de journées plus longues et c’est l’une des dernières fois que nous allons en vivre un.

En mars 2019, le Parlement européen a approuvé la fin du changement d'heure deux fois par an à partir de 2021. Les députés européens ont largement approuvé ce changement à 410 voix contre 192. Chaque pays du Vieux continent aura à choisir s’il veut rester à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver. Si l'heure d'été est choisie, le dernier changement d'heure sera prévu pour mars 2021, et si c'est l'heure d'hiver, le dernier changement sera prévu pour octobre 2021.

Une efficacité remise en cause

Le changement d’heure est d’actualité en France depuis 1976, en raison du choc pétrolier de 1973. Il a provoqué la mise en place d'une politique énergétique stricte de la part du gouvernement, afin de réaliser des économies. Le but était de profiter au maximum de l’ensoleillement durant l’été, afin de limiter le recours à la lumière artificielle. Une mesure qui devait être provisoire, mais qui aura finalement duré plus de 45 ans. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), affirme qu’en 2009, le gain sur l'éclairage obtenu est de l'ordre de 440 GWh, soit l'émission de 44 000 tonnes de CO2 évitée, mais les choses auraient changé depuis.

Pour l'Association contre l'heure d'été double (ACHED), ce n’est pas le même son de cloche : "L'heure d'été est à proscrire de tout point de vue, à commencer pour son bilan énergétique” qui entraînerait une surconsommation de chauffage ou de la climatisation.

Un danger pour la planète et la santé

Pour l’ACHED, le passage à l’heure d’été est mauvais pour la planète, mais aussi pour la santé et la sécurité, puisqu’elle encourage l’utilisation de la voiture. Or, l’heure de clarté supplémentaire le soir inciterait les automobilistes à sortir leur voiture, ce qui serait mauvais pour la sécurité routière.

De plus, les émissions de CO2 sont plus nombreuses entrainant une pollution atmosphérique ainsi qu’un dérèglement climatique. Selon les chercheurs Inserm, passer à l’heure d’été est également plus fatiguant pour l’organisme et impacte le rythme biologique et peut donc avoir des effets aussi bien sur le sommeil que sur le métabolisme, le fonctionnement du système cardiovasculaire et du système immunitaire.

Ces pays où on ne change pas, ou plus, d’heure

À partir de 2021, les pays de l’UE reviendront donc à un horaire unique, comme c’est le cas d’autres pays dans la monde, ainsi que des départements... français. Les départements et régions d’Outre-mer n’étant pas concernés, car les couchers de soleil ne varient que faiblement à leurs latitudes. En 2011, la Russie était passée définitivement à l’heure d’été avant de passer définitivement à l’heure d’hiver en 2014. 64 autres pays ont adopté le changement d’heure avant finalement d’y renoncer, c’est le cas de l’Afrique du Sud, la Tunisie, l’Égypte, la Chine, l’Argentine, l’Ukraine, L’Islande, le Japon ou encore la Corée du Sud.

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