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La langue française “en perte de vitesse sur le continent” africain

Le 20 mars de chaque année est célébrée la Journée internationale de la francophonie. Pour rappel, la francophonie regroupe l’ensemble des personnes qui ont en partage la langue française. Langue coloniale, le français fait partie des langues les plus répandues dans le monde. Elle est parlée par environ 300 millions de personnes.

C’est surtout en Afrique que l’on compte le plus grand nombre de locuteurs français. Cela est dû à l’héritage colonial légué par la France sur le continent après la décolonisation. En effet, toutes les colonies françaises et belges sur le continent avaient comme langue officielle le français. Dans le même sens, la langue de Molière était exclusivement considérée comme la langue de l’administration et de l’éducation.

Valorisation des langues locales

Tout cela, ajouté à l’influence française, fait que le français était quasiment incontournable dans ce qui était considéré comme le pré carré de l’Hexagone. Mais depuis quelque temps, la France est en perte de vitesse sur le continent. Ceci est le résultat des brouilles diplomatiques entre elle et ses anciennes colonies d’Afrique. En effet, la politique du pays du général de Gaulle est très décriée au Burkina, au Mali et au Niger, qui ont récemment porté sur les fonts baptismaux l’Alliance des États du Sahel (AES). Malheureusement, dans sa perte de vitesse sur le continent africain, la France entraîne avec elle sa langue.

Car, dans bien des pays de l’AES, la rupture avec l’ex-puissance coloniale a rejailli sur la langue française. Dans ces pays où on assiste à une montée du sentiment antifrançais, la tendance est, de plus en plus, à la valorisation des langues nationales. C’est ainsi qu’au Burkina et au Mali, le français n’est plus la langue officielle. Il a été relégué au rang de langue de travail au même titre que l’anglais.

Dans un tel contexte, quel est l’avenir de la langue française ? Cette question a toute sa raison d’être, surtout quand on sait que le français est en nette régression comparativement à l’anglais, par exemple, qui gagne du terrain. En effet, l’anglais, langue des affaires au plan international, semble beaucoup profiter du recul du français. À preuve, des pays francophones l’ont adopté comme langue de travail.

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