L'ancien ministre socialiste Paul Quilès est mort

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Paul Quilès au Congrès National du PS, le 23 septembre 1995, à Paris.  - PIERRE BOUSSEL © 2019 AFP
Paul Quilès au Congrès National du PS, le 23 septembre 1995, à Paris. - PIERRE BOUSSEL © 2019 AFP

Une figure de la Mitterrandie s'en est allée. L'ex-ministre socialiste Paul Quilès est mort ce vendredi matin à Paris à l'âge de 79 ans, a annoncé l'une de ses filles Emmanuelle Quilès. Sa mort avait été annoncée à tort par plusieurs médias, mardi 21 septembre.

"Mon père s'est éteint ce (vendredi) matin à Paris. Il s'est battu jusqu'au bout comme il l'avait toujours fait dans sa vie pour les autres", a-t-elle ajouté.

Une succession de mandats

Yeux bleus perçants et sourire rare, ce polytechnicien à l'allure stricte avait été en 1981 au centre d'une vive polémique après des propos maladroits, exploités par la droite, sur la nécessité de "faire tomber des têtes", une fois la gauche arrivée au pouvoir.

Maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn) de 1995 à 2020, élu au premier tour lors de quatre mandats consécutifs, il a été député à plusieurs reprises, à Paris puis dans le Tarn, où naquit Jean Jaurès.

Fils d'un officier et d'une institutrice, Paul Quilès est né le 27 janvier 1942 à Saint-Denis-du-Sig, en Algérie française. Après Polytechnique, il est jusqu'en 1978 ingénieur dans le secteur énergétique auprès de la compagnie pétrolière Shell.

Un proche de François Mitterrand

Parallèlement, ce catholique, ancien de la jeunesse étudiante chrétienne (JEC), entre au PS en 1972 et milite dans le courant mitterrandiste.

Son ascension politique avait pris un véritable essor en 1981, quand il était devenu le directeur de la campagne présidentielle de François Mitterrand qui, en mai, accédait à l'Elysée. Il fut notamment ministre de l'intérieur et de la défense dans les années 80 et 90.

Le surnom de "Robespaul"

En octobre 1981, lors du congrès socialiste de Valence, il lance, évoquant la haute administration: "Il ne faut pas se contenter de dire de façon évasive, comme Robespierre (...) en 1794: 'Des têtes vont tomber'. Il faut dire lesquelles et le dire rapidement !"

La droite s'indigne contre celui qu'elle va surnommer dès lors "Robespaul", argument largement utilisé contre lui en 1983 quand il briguera, en vain, la mairie de Paris contre Jacques Chirac.

Article original publié sur BFMTV.com

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