L'Allemagne ne "s'opposera pas" à la livraison de chars Leopard 2 par la Pologne à l'Ukraine

Un char de combat principal Leopard 2 A7 des forces armées allemandes Bundeswehr lors d'un exercice de l'Otan, en Allemagne, en 2019. - PATRIK STOLLARZ / AFP
Un char de combat principal Leopard 2 A7 des forces armées allemandes Bundeswehr lors d'un exercice de l'Otan, en Allemagne, en 2019. - PATRIK STOLLARZ / AFP

L'Allemagne ne "s'opposera pas" à la volonté de la Pologne de livrer des chars Leopard 2 à l'Ukraine, qui les réclame avec insistance, si Varsovie en demande l'autorisation, a déclaré dimanche la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock.
"Si on nous posait la question, nous ne nous y opposerions pas", a déclaré la ministre du parti des Verts, qui gouverne en coalition avec les sociaux-démocrates d'Olaf Scholz. "Pour l'instant, la question n'a pas été posée" par la Pologne, tenue de faire une demande officielle à Berlin, a précisé la ministre, interviewée à Paris sur la chaîne française LCI.

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Le gouvernement allemand a "pleinement conscience" de l'importance de ces chars

Le gouvernement allemand est sous pression croissante pour fournir à l'Ukraine des chars lourds Leopard, susceptibles d'avoir un impact significatif sur le champ de bataille, face aux troupes russes. "J'ai bien compris à quel point ces chars sont importants, nous en sommes pleinement conscients", a ajouté Annalena Baerbock. La Pologne et la Finlande ont proposé de livrer des Leopards qu'ils possèdent, mais ils ont besoin de l'agrément officiel de Berlin en vue d'une réexportation.

Or le chancelier Olaf Scholz a jusqu'à présent refusé de se prononcer sur la question de ces livraisons indirectes, tout comme sur celle de fournir directement des Leopard issus des stocks allemands.

De nouveau interrogé sur la question dimanche à Paris, lors d'une conférence de presse aux côtés d'Emmanuel Macron, le chancelier s'est montré évasif, répétant la nécessité d'agir en concertation avec les alliés de l'Ukraine sur les questions de livraison d'armes. Ce n'est pas la première fois que les ministres Verts du gouvernement, en particulier Annalena Baerbock, affichent une ligne plus volontariste que le chancelier sur le sujet du soutien militaire à l'Ukraine.

Article original publié sur BFMTV.com