La Turquie doit s'engager à ne pas attaquer les Kurdes, dit Bolton

Le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis John Bolton (photo) a ajouté dimanche une nouvelle condition au retrait des troupes américaines de Syrie, demandant à la Turquie de s'engager à ne pas attaquer les Kurdes, alliés de Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique. /Photo prise le 27 novembre 2018/REUTERS/Kevin Lamarque

JERUSALEM (Reuters) - Le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis John Bolton a ajouté dimanche une nouvelle condition au retrait des troupes américaines de Syrie, demandant à la Turquie de s'engager à ne pas attaquer les Kurdes, alliés de Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique.

Le retrait des quelque 2.000 soldats américains de Syrie annoncé le 19 décembre dernier par Donald Trump a provoqué l'inquiétude des milices kurdes syriennes YPG (Unités de protection du peuple), en première ligne dans le combat contre l'EI, qui redoutent d'être la cible de la Turquie, laquelle les assimile à des terroristes et les menace d'une offensive.

John Bolton, qui est en Israël depuis samedi, se rendra lundi en Turquie pour des entretiens avec le président Recep Tayyip Erdogan et d'autres hauts responsables turcs au sujet des modalités du retrait américain, qui restent à définir tout comme son calendrier.

"Les Turcs ne devront pas entreprendre d'action militaire qui ne soit pas pleinement acceptée et coordonnée avec les Etats-Unis, au minimum pour éviter de mettre en danger nos troupes, mais aussi pour répondre à l'exigence du président (Trump) de ne pas mettre en danger les forces d'opposition syriennes qui ont combattu avec nous", a déclaré Bolton après des entretiens à Jérusalem.

Le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a souligné que le retrait américain ne s'effectuerait pas sans un accord avec la Turquie préservant la sécurité des YPG.

Le président américain s'est lui-même engagé mercredi à protéger les Kurdes syriens. "Nous voulons protéger les Kurdes, mais je ne veux pas rester en Syrie pour toujours. C'est du sable et c'est la mort", a déclaré Donald Trump.


(Steve Holland; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)