La reprise de la Grande mosquée de Mossoul serait imminente

Les forces gouvernementales irakiennes poursuivent leur progression dans la Vieille ville de Mossoul et sont sur le point de reprendre aux djihadistes la Grande mosquée Al Nouri (photo). /Photo prise le 17 mars 2017/REUTERS/Youssef Boudlal

MOSSOUL, Irak (Reuters) - Les forces gouvernementales irakiennes ont poursuivi dimanche leur progression dans la Vieille ville de Mossoul et sont sur le point de reprendre aux djihadistes la Grande mosquée Al Nouri.

Ceci aurait valeur de symbole car c'est dans cette mosquée que le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou-Bakr al Baghdadi, s'était autoproclamé calife, à l'été 2014. L'étendard noir de Daech flotte toujours en haut de son minaret.

L'offensive est menée par des hommes de la police fédérale et de la Force de réaction rapide, les unités d'élite du ministère de l'Intérieur.

"Ils ont repris leur progression après une interruption due au mauvais temps. L'objectif est de reprendre le reste de la Vieille ville", a expliqué dimanche un porte-parole de la police.

La bataille pour la reconquête de Mossoul est désormais entrée dans son sixième mois. Les forces pro-gouvernementales, appuyées par les moyens de la coalition internationale sous commandement américain, ont repris en une centaine de jours les quartiers situés sur la rive gauche du Tigre.

Elles se sont lancées le 19 février à la conquête de la rive droite mais leur progression dans Mossoul-Ouest a été ralentie, outre les intempéries, par des attentats à la voiture piégée et des sabotages de bâtiments.

Les commandants sur place prédisent néanmoins la libération complète de Mossoul dans un mois. La grande ville du nord de l'Irak est tombée aux mains de l'EI en juin 2014.

Bagdad estime à 6.000 le nombre de djihadistes toujours présents dans le dernier bastion urbain de l'EI en Irak où vivraient encore environ 600.000 civils pris entre deux feux.

Dans l'étroit dédale des ruelles boueuses et couvertes de débris de la Vieille ville, la ligne de front ne cesse de se resserrer autour du dernier réduit où combattent encore les hommes de Daech.

"Leur résistance faiblit et ils ont de plus en plus recours aux voitures piégées, ce qui montre qu'ils perdent du terrain", explique à la presse le général Khalid al Obedi, un des commandants des forces de police.

Ses hommes, à pied, bénéficient dans les airs de l'appui d'hélicoptères qui tirent des roquettes sur les positions de combattants de l'EI.

Dans un communiqué, le ministère irakien de la Défense a annoncé qu'une frappe aérienne de la coalition avait détruit un centre de commandement de l'EI et coûté la vie à l'un des chefs de Daech, le Russe Abdul Karim al Russi, chef de la brigade Tareq Bin Ziyad, ainsi qu'un Algéro-Britannique, un Franco-Syrien, un Turc et deux combattants venus du Maroc.

Les forces irakiennes ont également arrêté Houssam Chit al Djabouri, responsable local de la police religieuse de l'EI dans le quartier de Bab al Sijin, a dit la police dans un communiqué.

(Patrick Markey et John Davison, Gilles Trequesser et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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