La droite italienne unie pour les prochaines consultations

Le président italien Sergio Mattarella. Les trois principales composantes de la droite italienne se sont entendues dimanche pour faire cause commune lors des consultations de la semaine prochaine en vue de la formation d'un nouveau gouvernement. /Photo prise le 5 avril 2018/REUTERS/Alessandro Bianchi

MILAN (Reuters) - Les trois principales composantes de la droite italienne se sont entendues dimanche pour faire cause commune lors des consultations de la semaine prochaine en vue de la formation d'un nouveau gouvernement.

Le président Sergio Mattarella a achevé jeudi une première série de consultations, un mois après des élections législatives qui n'ont pas permis de constituer une majorité parlementaire.

Le Mouvement 5 Etoiles (M5S), parti contestataire, est devenu la première force parlementaire à l'issue du scrutin du 4 mars, mais l'alliance formée à droite par la Ligue, les Frères d'Italie et Forza Italia a obtenu un plus grand nombre de sièges.

Leurs chefs de file respectifs, Matteo Salvini, Giorgia Meloni et Silvio Berlusconi, réunis dimanche à la villa de ce dernier à Arcore, se sont entendus pour adresser un message commun au chef de l'Etat lors de la nouvelle série de consultations prévue la semaine prochaine.

"Près de 40% des Italiens ont choisi d'accorder leur confiance aux partis de centre-droit, qui sans le moindre doute, ont le devoir de former un gouvernement", disent-ils dans un communiqué commun.

Lors de la première série de consultations, Sergio Mattarella les a reçus séparément et beaucoup de commentateurs ont parié que Matteo Salvini, le chef de la Ligue, allait abandonner Berlusconi pour conclure un pacte avec le M5S.

Luigi Di Maio, numéro un du M5S, a de nouveau tendu la main jeudi à la Ligue, parti d'extrême droite eurosceptique et xénophobe, et au Parti démocrate (PD), sorti très affaibli du scrutin du 4 mars, mais les deux mouvements refusent de s'associer avec lui.

Il a renouvelé son appel dans une interview publiée samedi dans La Repubblica.

Des sources politiques disent cependant ne s'attendre à aucun déblocage avant les élections régionales prévues à la fin du mois, lesquelles devraient empêcher les dirigeants des partis d'accepter dans l'intervalle des compromis potentiellement délicats.


(Agnieszka Flak, Jean-Philippe Lefief pour le service français)