Publicité

L’Ukraine se qualifie de justesse pour l’Euro 2024, une “victoire de la volonté”

Le mardi 26 mars, l’équipe ukrainienne est venue à bout de l’Islande (2-1) lors de la phase finale des barrages de qualification pour l’Euro 2024, à Wroclaw, en Pologne. Les Bleus et Jaunes ont donc décroché leur place pour l’Allemagne, où se tiendra la compétition du 14 juin au 14 juillet prochain.

Ce onze ukrainien serait “le plus talentueux depuis l’indépendance”, en 1991, clame fièrement le quotidien de Lviv Vyssokiy Zamok. Grâce à lui, renchérit le portail d’information Glavkom, “l’Ukraine bat l’Islande à l’issue d’un match décisif”.

La rencontre avait lieu en Pologne, car plus un seul match international ne peut être organisé en Ukraine depuis le début de la guerre lancée par la Russie, le 24 février 2022.

Le soutien des Polonais

Avant le match, l’euphorie était de mise dans la ville, qui “vivait dans l’attente d’un grand moment de football – cela se ressentait dans le nombre de gens que l’on voyait en bleu et jaune dans la rue”, écrit Vyssokiy Zamok. En effet, c’était un peu comme si la Sbirna, l’équipe nationale d’Ukraine, jouait chez elle, poursuit le quotidien :

“À Wroclaw, il y a beaucoup de nos compatriotes, l’agglomération compte 1,5 million d’habitants, et peut-être environ 700 000 Ukrainiens.”

La plupart sont des réfugiés qui ont fui leur pays après l’invasion russe. Dans les tribunes, plusieurs villes d’Ukraine occupées étaient d’ailleurs représentées, entre autres par une délégation du port de Skadovsk.

Le match a été rude, reconnaît Champion, site ukrainien consacré au sport créé par Heorhiy Honhadze, le fondateur du quotidien en ligne Oukraïnska Pravda. Il aura en effet fallu attendre la “dernière minute pour que l’Ukraine arrache la victoire de la volonté face à l’Islande et qu’elle se qualifie ainsi pour l’Euro 2024”.

Compassion de l’entraîneur adverse

Les médias ukrainiens ne tarissent d’ailleurs pas d’éloges sur leurs adversaires malheureux. Le sélectionneur de ces derniers, le Norvégien Age Hareide, s’est attiré leur sympathie par ses commentaires, quelques jours avant le match, repris par le site d’information Obozrevatel. “Il a exprimé sa compassion pour l’équipe de Serhiy Rebrov [l’entraîneur ukrainien] qui, depuis deux ans déjà, ne pouvait pas jouer dans ses stades nationaux.”

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :