L’Iran veut renforcer ses bastions dans la banlieue de Damas

PHOTO LOUAI BESHARA/AFP

“L’Iran cherche à relancer son projet d’expansion” dans la partie sud du rif de Damas, capitale de la Syrie, notamment dans les zones de ce secteur contrôlées par la Russie, “en ce moment occupée par la guerre en Ukraine”, explique le quotidien panarabe Asharq Al-Awsat. Une sorte de réplique de la banlieue sud de Beyrouth, dans le Liban voisin, bastion du puissant Hezbollah pro-iranien, en somme.

Ainsi, Téhéran aurait jeté son dévolu sur les villes de Yalda, Babila et Beit Sahm, qui se situent dans la première couronne, dans la ceinture sud-est de la capitale syrienne.

Ces villes se situent au nord de la ville de Sayyida Zeinab. Située, elle, à moins de 10 kilomètres de Damas, cette localité est “le principal bastion des milices iraniennes et de leurs fidèles milices dans la campagne au sud de Damas”. Elle abrite le sanctuaire chiite de Sayyida Zeinab, visité chaque année par des milliers de pèlerins, dont les forces pro-Téhéran se sont érigées en protectrices depuis le début de la guerre civile en 2011.

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Achats immobiliers et camps militaires

Pour atteindre son objectif, l’Iran cherche à “intensifier les achats de maisons” et “établir de nouveaux camps” pour les milices iraniennes, locales et étrangères affiliées à Téhéran, “dont le nombre dépasse les cinquante” avec “plus de 60 000” combattants, souligne Asharq Al-Awsat.

Dès 2018, date de la reprise de contrôle par le régime de Bachar El-Assad de cette partie du sud-est de la banlieue de la capitale à la faveur d’un accord dit de “réconciliation”, les habitants qui n’ont pas quitté la zone, ex-bastion de la rébellion armée contre le régime et majoritairement sunnite avant le déclenchement de la guerre, se sont vu proposer des offres d’achat de leurs domiciles, rappelle le journal panarabe. Un succès très relatif à l’époque pour les Iraniens dans cette région administrée de facto par les Russes.

Mais aujourd’hui, avec la dégradation des conditions de vie en Syrie, ces offres, “faites par des étrangers”, ont “refait surface”, poussant les plus défavorisés à céder.

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