L’instabilité guette en Italie après la démission de Mario Draghi

GUGLIELMO MANGIAPANE / REUTERS

“Las, Mario Draghi a décidé de ne plus accepter les chantages des partis composant sa majorité hétéroclite”, résume le quotidien suisse Le Temps. Dans l’Italie voisine, le Premier ministre, chef d’une coalition allant du centre gauche à l’extrême droite, a présenté jeudi sa démission au président de la République Sergio Matterella. Démission refusée parce que le chef d’État “cherche à gagner du temps et éviter une crise politique majeure”, explique El País, autre journal du continent intéressé par le destin de la troisième économie de l’Union européenne.

“La crise du gouvernement Draghi découle de la décision du Mouvement 5 étoiles de ne pas voter la confiance au Sénat sur un décret approuvé par le gouvernement contenant des mesures d’environ 23 milliards d’euros destinées aux familles et aux entreprises”, précise la Repubblica. Le pPemier ministre a obtenu les voix nécessaires, même en l’absence des élus du M5S, mais “une telle demi-victoire ne lui a pas suffi”, commente la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Comme le rappelle le Corriere della Sera, “l’échec du vote de confiance au Sénat n’est que la dernière friction dans une relation qui n’a jamais été pacifique”. Les tensions avec le parti populiste étaient encore apparues avec le parti populiste au mois de juin sur la question ukrainienne.

Or, “le gouvernement Draghi, né en février 2021, était pensé comme un gouvernement d’union nationale”, indique la Repubblica. Cette union nationale a disparu aux yeux de l’ancien dirigeant de la banque centrale européenne, d’où sa décision annoncée en conseil des ministres : “depuis mon discours d’investiture au Parlement, j’ai toujours dit que cet exécutif n’irait de l’avant que s’il y avait une perspective claire de pouvoir mettre en œuvre le programme gouvernemental sur lequel les forces politiques avaient voté pour faire confiance. Cette compacité était fondamentale pour faire face aux défis de ces mois. Ces conditions ne sont plus là”.

Puisque le président a refusé son départ, un vote de confiance sera organisé mercredi prochain. “Une situation qui ne semble que repousser de quelques jours la démission irrévocable du Premier ministre”, estime Il Sole 24 Ore.

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