L’inflation, cauchemar des vacanciers polonais

“Des vacances sous le signe de l’inflation”, titre l’hebdomadaire polonais Polityka cette semaine, illustrant sa une avec un vacancier bronzant sur un billet de 100 zlotys (21 euros). “Nous n’avons jamais connu un tel été depuis des années : départs fébriles et prix de folie”, annonce la publication sur sa couverture. “Combien de temps partir, et où, pour ne pas revenir endetté ?” s’interrogent désormais les foyers polonais, rapporte la publication. Son auteur précise que le Polonais moyen peut se permettre de dépenser 1 358 zlotys (290 euros) en loisirs cette année, soit 11 % de plus que l’an dernier, alors que l’inflation se situe aux alentours de 15 %.

“Habituellement, en juin, le pourcentage de réservation des chambres tournait autour de 60 % pour toute la période des vacances, cette année c’est 40 %”, témoigne Zygfryd Szygula, propriétaire d’une maison d’hôtes et d’un restaurant à Karpacz, un lieu de villégiature à la frontière tchèque. “Les gens décident de partir au tout dernier moment. Peut-être attendent-il des réductions ?” poursuit l’aubergiste, interrogé par l’hebdomadaire.

Razzia sur les buffets

Après deux années de pandémie, les Polonais ont soif de vacances. “Sauf que 40 % d’entre eux prévoient de les passer à la maison”, note le titre, qui en vient à la conclusion que “les séjours dans les meilleurs hôtels du pays ont cessé d’être à la portée de la classe moyenne”. Dans la station balnéaire polonaise de Jurata – à proximité de Gdansk – une nuitée pour deux à l’hôtel Best Western est affichée à 600 zlotys (près de 130 euros).

Face à l’augmentation inexorable des prix, les vacanciers polonais tentent d’économiser sur le superflu. “Tout disparaît des buffets de petits déjeuners”, explique ainsi Polityka, les hôtes en profitant pour se confectionner des sandwichs pour le déjeuner. “Les touristes préfèrent se ravitailler dans les hard discounts et prennent le petit déjeuner dans leur chambre”, confie une gérante d’hôtel. À vrai dire, les hôteliers n’ont d’autre choix que de se contenter de clients économes car, comme le rappelle Polityka, les “touristes étrangers ne viennent plus, ils ont peur de la guerre”.

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