Comment l’essor des batteries bouleverse la géopolitique de l’énergie

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Trois spécialistes analyseront lors d’un webinaire auquel Sciences et Avenir s’est associé comment devrait évoluer la production mondiale des batteries et quelles technologies sont envisagées. L’Europe et la France sauront-elles s’organiser pour demeurer indépendantes de la Chine, en particulier, alors que la demande va exploser ? A suivre en ligne, mercredi 21 avril, entre 18h30 et 20h.

Vous aussi, vous aimeriez disposer d’une voiture électrique peu chère, à la batterie efficace et si possible permettant la réindustrialisation de la France ? La bataille fait déjà rage dans le domaine mais elle promet de redoubler. Si , on ne saurait oublier qu’en pleine amorce de la transition énergétique au niveau mondial, la lutte pour de meilleures batteries plus efficaces et moins chères devrait aller crescendo.

Le Covid-19, comme accélérateur dans l'électrification du parc automobile

Objectif : une production d’électricité moins (ou pas) émettrice de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement climatique. Les batteries continuent en effet d’être vues comme l’une des clés majeures du développement des véhicules électriques (VE). Étonnamment, comme le fait remarquer le récent rapport de l’Observatoire de la sécurité des flux et des matières énergétiques (1) "la crise économique liée à la pandémie du COVID-19 semble, contre toute attente, jouer un rôle d’accélérateur dans le processus d’électrification du parc automobile, en particulier en Europe". Or, les transports sont responsables, par exemple dans l’Union européenne, du quart des émissions de GES (dont ¾ dus au transport routier). Certains chiffres, livrés par l’Agence internationale de l’énergie (2) dans deux de ses scénarios mondiaux d’évolution dans le domaine, donnent déjà le tournis : il y aurait jusqu’à 50 voire 80 millions de VE dès 2025 dans le monde, 135 voire 280 millions en 2030.

Dès 2025, le marché européen pourrait dépasser les 250 milliards d’euros

Une seule chose est sûre, la courbe de croissance file à toute vitesse vers des hauteurs insoupçonnées il y a trois ou quatre ans. Dès 2025, le marché européen pourrait dépasser les 250 milliards d’euros. Marché prévu pour grimper en deuxième position au niveau mondial, derrière la Chine mais devant les États-Unis. D’où pléthore de questions : Où et comment s’assurer de trouver les matériaux de base et à quel coût, économique et environ[...]

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